Si le vote n'était pas obligatoire, à quel parti cela profiterait-il ?

Si le vote n'était pas obligatoire, cela aurait des conséquences sur les résultats électoraux
Si le vote n'était pas obligatoire, cela aurait des conséquences sur les résultats électoraux - © Archive WIM SCHEIRE - BELGA

Une étude réalisée par différentes universités du pays a été présentée ce vendredi. On y constate que 40% des électeurs ont changé de vote en mai 2014. Mais cette étude s’interroge sur les conséquences de la suppression du vote obligatoire. Une idée portée par l’Open VLD, le parti libéral flamand. Un changement qui, s’il intervenait, aurait des conséquences en… Wallonie.

Pour Min Reuchamps, politologue à l’UCL, la suppression du vote obligatoire aurait des conséquences positives pour deux partis au sud du pays : le MR et Ecolo. En revanche, dit-il, le PS en subirait les conséquences. Ses électeurs, explique toujours cette étude, seraient moins intéressés par la politique et seraient les plus fragilisés et donc, ils iraient probablement moins voter. L’étude universitaire explique aussi que les électeurs seraient moins tentés d’aller voter pour les niveaux de pouvoir qu’ils leur semblent distants. Les électeurs, selon les chiffres, seraient plus concernés par les scrutins, local (60%) et régional (51%), que pour le niveau fédéral et européen (42%).

Moins de votes de préférence

En dix ans, selon l’étude, le nombre de voix de préférence a diminué. Un constat qui peut surprendre alors que l’on parle de starisation du monde politique. "Étonnant, reconnaît en effet Jean-Benoît Pilet, politologue à l’ULB, mais cette starisation a encore joué lors des dernières élections pour les leaders des partis comme Bart De Wever et Elio Di Rupo, moins pour les personnalités un peu moins en vue."

Mais un cas sort du lot : celui de Maggie De Block, aujourd’hui ministre VLD des Affaires sociales et de la Santé. Elle a obtenu un score très fort sur son nom et sa personnalité. Mais contrairement à Bart De Wever ou Elio Di Rupo, ses électeurs dans le Brabant flamand, n’ont pas nécessairement voté VLD pour le scrutin régional ou européen.

Enfin, de manière générale, les critères souvent retenus pour voter pour un candidat en Wallonie sont ses prises de position et ses réalisations, les contacts directs avec le candidat et l’ancrage local du candidat. Mais les critères sont quelque peu différents en Flandre, notamment chez les électeurs de la N-VA qui insistent plus sur le critère intégrité du candidat. Un phénomène expliqué par le côté "nouveau parti" de la N-VA qui vient seulement d’arriver au pouvoir au fédéral et qui ne compte des bourgmestres que depuis les élections communales de 2012.

Marc Sirlereau

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