Shocking : il n'y a plus de thé dans le supermarché britannique

Dans ce magasin d'Everberg, spécialisé dans les produits britanniques, les rayons sont désespérément vides
Dans ce magasin d'Everberg, spécialisé dans les produits britanniques, les rayons sont désespérément vides - © Marc Oschinsky

Depuis une quarantaine d’années, les expatriés du Royaume-Uni et les Belges amateurs de cuisine ou de bières d’outre-Manche avaient pris l’habitude de se rendre dans un supermarché britannique, aux portes de Bruxelles. Ils y trouvaient tout ce dont ils pouvaient rêver : Marmite (une sorte de pâte à base d’extrait de levure de bière), biscuits, saucisses, petits pois vert fluo, on en passe et des plus exotiques.

Depuis le 1er janvier, les rayonnages se sont vidés petit à petit

Brexit oblige, en cinq semaines, plus un seul camion n’est arrivé de Grande-Bretagne. Et si, ce jeudi, on trouvait encore quelques boîtes de thé en feuilles, il n’y avait plus un seul sachet de thé, ce qui, pour un Anglais bien né, relève du drame national. Certes, au début de la semaine, une livraison est bien arrivée. Mais elle venait d’Irlande, un pays membre de l’Union européenne. Et, pour être certains que la cargaison arrive, les convoyeurs l’ont chargée sur un navire qui allait directement de l’Irlande du sud à Dunkerque. En contournant donc la Grande-Bretagne.

Jusqu’au 31 décembre 2020, deux camions arrivaient chaque semaine d’Angleterre

Jusqu’il y a peu, les cargaisons étaient chargées le matin et arrivaient au magasin le soir même. Aujourd’hui, tout est bloqué. Ryan Pearce, le gérant du magasin, explique pourquoi : "Le système qui a été mis en place pour importer des produits dans l’Union européenne est extrêmement compliqué. Nous importons plus d’un millier de produits différents. Ces produits rentrent dans 250 catégories différentes. Et chaque catégorie nécessite des papiers différents".

En tout, les deux magasins emploient une trentaine de personnes. Des jobs qui risquent d’être mis en péril si rien ne se débloque avant " trois, quatre semaines, peut-être un mois… ". Ryan Pearce espère bien ne pas en arriver là. Les premières livraisons en provenance de Grande-Bretagne devraient permettre de remplir à nouveau les rayons, peut-être dès la semaine prochaine. Mais rien n’est moins sûr…

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