Seulement 7 amendes par jour pour des conducteurs abusant de la bande de gauche

Il faut savoir qu'un automobiliste risque 55€ d'amende s'il reste sans raison valable sur une bande de dépassement. L'organisation de mobilité Touring et le VAB estiment toutefois que la police n'en fait pas assez en la matière, au vu de la "frustration" qu'engendre ce type de comportement chez les usagers de la route.

Lorenzo Stéfani, porte-parole de Touring :

Pourquoi la Police devrait-elle être plus sévère avec les automobilistes qui abusent de la bande de gauche ?

Elle devrait être plus sévère pour d’autres infractions. Mais elle a d’autres priorités et puis ce sont des charges de travail très importantes. Et vous savez que pour l’instant, il y a des restrictions budgétaires. Les bandes de gauche sont des bandes pour dépasser et donc, on ne peut pas y rester si on n’est pas à la vitesse maximale permise.

Quels problèmes cela peut-il poser?

À partir du moment où vous ne pouvez pas dépasser une personne qui n’est pas à la vitesse maximale, cela va créer des frustrations pour les personnes qui vous suivent. Elles vont alors intentionnellement faire une infraction au code la route et dépasser par la droite. Cela peut provoquer des accidents et des embouteillages.

Que faudrait-il faire pour solutionner le problème ?

Des amendes plus lourdes ne règleraient pas le problème. Car quand on voit ce qui se passe en Allemagne, au niveau du comportement des automobilistes qui sont beaucoup plus disciplinés, c’est lié notamment à une infrastructure qui est beaucoup plus cohérente. Que ce soit les limitations de vitesse adaptées à l’endroit, à la météo, aux heures de trafic… tout ce ceci fait qu’en Allemagne, un conducteur va être beaucoup plus discipliné sur la route que dans des pays comme la Belgique. Un autre effet qui a accentué le fait de rester sur la bande de gauche, c’est la distraction. En Belgique, on regarde très peu dans son rétroviseur. On est malheureusement trop sur son GSM ou sur son GPS et on n’est pas attentif à ce qui se passe autour de nous.

Au final, je pense que c’est l’infrastructure qui a fait qu’à un moment donné, lorsqu’on a le droit de rouler à 120 et qu’il y a une personne devant vous, vous ne comprenez pas pourquoi elle se trouve sur la bande de gauche et c’est cet agacement que nos infrastructures créent.

 

Jérémy Giltaire et Cindy Ferrière

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