Service minimum SNCB: "Le gouvernement démontre qu'il ne veut pas d'un dialogue social" (Piens)

Service minimum SNCB: "Le gouvernement démontre qu'il ne veut pas d'un dialogue social" (Piens)
Service minimum SNCB: "Le gouvernement démontre qu'il ne veut pas d'un dialogue social" (Piens) - © LUC CLAESSEN - BELGA

L'aile flamande de la CSC Transcom regrette que le conseil des ministres ait approuvé vendredi, en première lecture, le projet de loi visant à organiser un service minimum sur le rail en cas de grève. "Le gouvernement démontre par là qu'il ne veut pas d'un dialogue social", estime Luc Piens de l'ACV-Transcom. "Certains droits sont ainsi bafoués."

Le syndicaliste dénonce le principe selon lequel le personnel doive prévenir de sa participation à la grève quatre jours avant celle-ci. "Lorsque quelqu'un change d'avis, il risque une sanction disciplinaire et une amende. Ce n'est pas correct." D'après Luc Piens, la concertation sociale devrait donc être terminée quatre jours avant une grève. "De plus, le gouvernement se base uniquement sur un dialogue social loupé. Il n'y a pas de dynamique positive", estime-t-il.

La CSC Transcom doit maintenant attendre l'avis du Conseil d'Etat. "Ce ne serait toutefois pas la première fois que le gouvernement s'assied sur les avis du Conseil d'Etat, mais j'espère qu'il en tiendra compte cette fois-ci."

Le syndicat ne se prononce pas encore sur d'éventuelles actions à venir. "Il est trop tôt pour le dire. Nous allons d'abord évaluer le dossier."

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