Service minimum dans les prisons pendant les grèves: tout reste à négocier, et ce n'est pas gagné

Tout reste à présent à négocier avec les syndicats des gardiens de prisons.
Tout reste à présent à négocier avec les syndicats des gardiens de prisons. - © JONAS ROOSENS - BELGA

A l'initiative du ministre de la Justice Koen Geens, le gouvernement fédéral a approuvé ce vendredi matin l'idée d'un service minimum au sein de nos prisons. L'avant-projet de loi en première lecture vise notamment à répondre aux critiques d'organisations européennes des droits de l'Homme soulignant la nécessité de garantir des droits de base aux détenus durant les grèves.

Mais tout reste à présent à négocier avec les syndicats des gardiens de prisons. Ce qui ne sera pas forcément le plus simple, un peu comme lors de l'instauration d'un autre service minimum, à la SNCB celui-là.

Contactés par la RTBF, les syndicats concernés confirment que le processus n’est pas aussi avancé que le prétend le gouvernement. Au contraire! Les syndicats se verront lundi matin pour définir leur position (pour l'instant très opposée à un service mimimum). Du côté de la CGSP, par exemple, on rappelle certaines balises : aucune réquisition, aucune interdiction des mouvements de grève dans les prisons. Le gouvernement ne veut pas entendre parler de ces balises, il s’expose à l’ouverture d’un nouveau front social du côté des prisons, un peu comme en 2016.

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