Service minimum dans les prisons : les syndicats en désaccord avec le texte proposé

Service minimum dans les prisons : les syndicats en désaccord avec le texte proposé
Service minimum dans les prisons : les syndicats en désaccord avec le texte proposé - © ERIC LALMAND - BELGA

Les syndicats ont une nouvelle fois rencontré vendredi matin le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) à propos de l'organisation concrète du service minimum dans les institutions pénitentiaires. "Nous donnerons notre avis dans le délai légal imparti", a fait savoir Michel Jacobs, secrétaire général de la CGSP-Amio. "Nous sommes invités à présenter cet avis le 2 août prochain. Je peux déjà vous dire que les trois organisations syndicales sont en désaccord avec le texte proposé actuellement."

La réglementation concernant le service minimum dans les prisons a été votée mi-mars à la Chambre. Les négociations sur l'organisation concrète de cette mesure ont commencé vendredi dernier, notamment sur le nombre de personnes à affecter et pour quelles tâches. L'exécution pratique de ces mesures dans les différentes institutions doit aussi être abordée.

Tout le monde est en désaccord avec le texte tel que présenté

Une deuxième réunion s'est tenue ce vendredi et les organisations syndicales sont invitées à déposer leur avis sur le texte proposé par le gouvernement le 2 août prochain. "Chaque organisation remettra ses propres questions. Mais tout le monde est en désaccord avec le texte tel que présenté", a indiqué M. Jacobs, sans détailler les points de divergence. "Le 2 août, nous sommes invités à venir entre 09h00 et 16h00. Pour ma part, je viendrai vers 15h00", a-t-il ironisé.

En parallèle à cette réunion, le conseil des ministres a marqué son accord sur une proposition d'arrêté royal de Koen Geens, qui "règle l'exécution de la loi visant à prévoir une meilleure protection du personnel pénitentiaire et des détenus", a annoncé le ministre. Ce texte doit désormais être négocié au sein du Comité A (Comité commun pour tous les services publics) et ensuite être soumis pour avis au Conseil d'État. L'entrée en vigueur de cet arrêté royal est prévue le jour de la publication dans le moniteur belge, a ajouté le ministre.

"Je ne comprends pas cette décision alors que nous sommes en période d'affaires courantes", a réagi Michel Jacobs. "Je laisse le Comité A faire son travail. Mais je surveillerai de près ces négociations."

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