Service minimum à la SNCB en cas de grève: les syndicats grincent des dents

Service minimum à la SNCB en cas de grève : du neuf annoncé pour juin
Service minimum à la SNCB en cas de grève : du neuf annoncé pour juin - © DIRK WAEM - BELGA

Un projet de loi sur le service minimum à la SNCB pour juin. C'est la nouvelle promesse faite ce week-end par le ministre MR de la Mobilité François Bellot. Un texte sur lequel il travaille de son côté, sans concertation avec les syndicats, sans concertation non plus avec ses partenaires de coalition. La N-VA étant la plus attentive à l'évolution de ce dossier et maintenant la pression en interne du gouvernement.

C'est le résultat d'un ultimatum. Fin décembre, malgré des mois de discussions, faute d'accord conclu effectivement entre direction et syndicats de la SNCB sur un service minimum en cas de grève, François Bellot promettait d'avancer seul en la matière. Depuis, silence radio. Et toujours rien de concret. Ce dossier "pourri" s'ajoute, il est vrai, à d'autres que doit gérer le ministre de la Mobilité, comme par exemple le dossier "survol de Bruxelles". Entre-temps les convoyeurs ou plutôt les navetteurs attendent. Et soudain voilà que le même François Bellot déclare ce dimanche sur un plateau télé qu'"un texte sur le service minimum et la continuité du service public sera effectivement prêt d'ici fin mars et déposé au Parlement pour début juin". Promesse médiatique faite aux navetteurs.

Les syndicats pas contents

Sauf que - et c'est le quotidien flamand "De Morgen" qui y revient ce mardi -, déjà les syndicats montrent les dents. Toutes tendances confondues, ils menacent de blocages et "d'actions nationales" si on s'attaque manifestement à leur droit de grève. L'idée dans l'air pour un service minimum étant qu'en cas de grèves planifiées, chaque travailleur soit "prié" de se déclarer anticipativement apte au travail ou gréviste... Des syndicats qui ne sont plus tenus au courant de rien des réflexions du cabinet Bellot, et pour cause, peut-on comprendre, puisqu'ils se sont exclus d'eux-mêmes de la discussion fin décembre.

Sauf que. Déjà du côté de la N-VA, très attentive sur ce dossier "service minimum", on s'inquiète de scénarii qui ne comprendraient pas du côté du ministre et de la SNCB une solide dose de réquisitions pour veiller à ce que les navetteurs arrivent à destination en toutes circonstances. Grèves prévues ou grèves sauvages. Et de rappeler que ce service minimum figure bien dans l'accord de gouvernement, donc il faut AVANCER. Et plus question d'accepter côté N-VA que des grèves au sud du pays en viennent encore comme dans un passé récent à paralyser aussi les voyageurs flamands désireux de se rendre au travail. 

Pour l'heure, pas de commentaire du côté du cabinet Mobilité. Mais déjà pour ménager certaines susceptibilités (syndicales), on promet de respecter le droit de grève. Comment ? Avec un texte distinguant grèves planifiées et grèves sauvages ? On n'en saura pas plus. Encore quelques mois de patience donc... Pour les navetteurs, pour les syndicats et pour la N-VA. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK