Service garanti dans les prisons: les gardiens de prison flamands aussi suspendent le mouvement de grève

Le conflit social dure depuis des semaines entre les gardiens de prison et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).
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Le conflit social dure depuis des semaines entre les gardiens de prison et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). - © JULIEN WARNAND - BELGA

La grève des gardiens de prisons a été suspendue au niveau national dès mardi à 22h et, ce, pour une durée indéterminée, a décidé le front commun syndical après avoir consulté sa base, d'après une information de la VRT confirmée par Gino Hoppe du syndicat socialiste ACOD.

Les agents pénitentiaires du nord du pays ont également décidé de suspendre le mouvement de grève qui paralyse les prisons depuis le 19 juin. Ils emboîtent ainsi le pas aux assemblées générales francophones, qui s'étaient largement exprimées mardi matin en faveur d'une levée temporaire des actions.

Le ministre de la Justice désire répondre aux exigences du Conseil de l'Europe

Le conflit social dure depuis des semaines entre les gardiens de prison et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). Il trouve sa source dans un avant-projet de loi du gouvernement qui vise à instaurer un service minimum en cas de grève prolongée.

Le ministre de la Justice désire en effet répondre aux exigences du Conseil de l'Europe qui, via son Comité pour la prévention de la torture (CPT), déplorait en mars "l'incapacité des autorités belges à mettre en place un tel dispositif". Et cela, malgré une mise en demeure adressée aux autorités en juillet dernier.

Le risque de soumettre un grand nombre de personnes détenues à des traitements inhumains

La CPT, basée à Strasbourg, soulignait dans son rapport le "risque de soumettre un grand nombre de personnes détenues à des traitements inhumains et dégradants, voire à une aggravation de situations déjà considérées comme intolérables, de mettre la santé et la vie de ces personnes en péril et de compromettre la sécurité des établissements concernés".

Les syndicats voyaient cependant dans l'instauration d'un service minimum une atteinte à leur droit de grève. Ils dénonçaient également des conditions de travail de plus en plus difficiles et défavorables au bien-être des prisonniers.

Le ministre de la Justice avait convoqué lundi matin une nouvelle rencontre formelle avec les syndicats, qualifiée de "constructive" par le cabinet de Koen Geens. Le front commun syndical s'était réjoui que les réquisitions d'agents aient disparu de la dernière version du texte.

Les syndicats ont à présent jusqu'au 26 juillet pour faire part de leurs remarques au gouvernement. Une nouvelle réunion devrait avoir lieu entre les délégués syndicaux et le ministre fin août, après les vacances parlementaires.

 

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