Secondes sessions alourdies: Jean-Claude Marcourt durcit le ton

Jean-Claude Marcourt
Jean-Claude Marcourt - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La Fédération des Étudiants Francophones (FEF) a annoncé vendredi une première victoire dans le dossier des unités d'enseignement qui ont alourdi, parfois considérablement, la seconde session d'examens de plusieurs étudiants. Interrogé dans "Le Soir", le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a quant à lui expliqué qu'il avait envoyé un courrier aux Hautes écoles et n'exclut pas un décret interprétatif.

La FEF a attiré l'attention des médias à la mi-juillet à propos des conséquences du décret qui réforme le paysage de l'enseignement supérieur. L'une des dispositions prévoit une réorganisation selon des unités d'enseignement. Une unité peut inclure plusieurs activités d'apprentissage et, selon certaines Hautes écoles, l'échec dans une activité peut conduire l'étudiant à repasser toute l'unité d'enseignement alors qu'il aurait réussi les autres activités.

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt avait déjà indiqué qu'une telle interprétation était contraire à l'esprit du décret. Il avait demandé aux commissaires du gouvernement de rappeler que l'objectif "était d'aider à la réussite et non d'appliquer de manière cumulative de nouvelles dispositions". A la rentrée, le ministre saisira l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares) de la question pour obtenir une interprétation homogène du décret. A défaut, il déposera un décret interprétatif.

La FEF recense cinq Hautes écoles où le problème s'est posé. Des discussions dans l'une d'elles -la Haute école libre mosane- ont abouti à une solution, a-t-elle annoncé vendredi. Les jurys ne garderont que la meilleure des deux cotations d'un examen présenté en juin et en août. A court terme, la Fédération espère que la solution pourra être généralisée. A moyen terme, elle maintient sa revendication d'une révision du décret.

 

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