"Schild & Vrienden" n'était pas considéré comme un groupe à risque

La polémique concernant le mouvement flamand d'extrême droite "Schild en Vrienden" s'est invitée en commission "justice et intérieur" à la Chambre. Les ministres de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA) et de la Justice, Koen Geens (CD&V) étaient invités à répondre aux questions des députés. L'enjeu est d'y voir plus clair sur cette affaire. Cette association de jeunesse étaient surveillée par les forces de police ? 

L'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM) n'avait pas inscrit "Schild & Vrienden" comme organisation à risque, a explique le ministre de l’Intérieur. Koen Geens a, lui, précisé que ce groupe d'extrême droite est suivit par la sûreté de l'État depuis 2017 en raison de publications postés sur les réseaux sociaux mais aucun fait punissable n'a été identifié. Résultat, la Sûreté de l'État n'a jamais prévenu le parquet fédéral ou entrepris d'utiliser certaines méthode de recherche pour infiltrer ce groupe sur les réseaux sociaux. "L'existence de photos de certaines personnes avec des armes à feu ne signifie pas que celles-ci soient en possession des armes en question. Il est possible que certaines photos aient été prises dans stand de tirs", a expliqué Koen Geens aux députés.

L'arsenal législatif est suffisant 

Face aux interrogations, notamment, des députés de l'opposition. Jan Jambon et Koen Geens estiment que l'arsenal législatif actuel suffit pour contrôler et poursuivre de tels groupes. Leur réponse n'a toutefois pas apaisé une opposition très remontée. Aux yeux de plusieurs parlementaires, "Schild & Vrienden" est une organisation dangereuse. Selon eux, la menace que représente ce nouveau courant d'extrême-droite n'est pas prise suffisamment au sérieux. "Avec M. Jambon, l'extrême-droite a de beaux jours devant elle, mais ces beaux jours seront des jours tragiques pour l'histoire du pays", a notamment lancé le chef de groupe du PS, Ahmed Laaouej. Le ministre de la Justice et son parti, le CD&V, ont appelé à la modération dans le discours public. "C'est le ton de la modération qui donne de la force", a assuré Koen Geens.

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