Scandale Veviba: la Fédération wallonne de l'agriculture a réuni son bureau dimanche matin

La Fédération wallonne de l'agriculture (FWA), a indiqué vendredi soir avoir "multiplié les contacts avec les différents maillons de la chaîne agroalimentaire" dans les heures précédentes, en rapport avec le "scandale" lié aux fraudes détectées aux abattoirs Veviba. Le bureau de la FWA s'est réuni dimanche matin dans leurs locaux de Gembloux afin de "fixer une action".

La FWA souhaite, dans cette affaire, se porter partie civile, ce qu'elle espère faire de manière conjointe avec les autres membres de l'"Agrofront", soit le Boerenbond et l'ABS, Algemeen Boerensyndicaat. "L'intérêt c'est d'être au cœur de l'information et aussi de pouvoir demander des complètements d'enquête et s'impliquer clairement dans un éclaircissement de ce qu'il s'est passé pour mieux construire demain", explique Yvan Hayez, secrétaire général de la FWA.

La FWA regrette que la "fraude économique" et sanitaire découverte chez Veviba jette un discrédit "sur l'ensemble de la chaîne" de la viande, entraînant pour les éleveurs un risque de "conséquences économiques majeures" alors que le secteur est déjà en difficulté. Pour cet organisme, le scandale doit être "mis à profit" pour réformer les normes et contrôles, vers de "nouvelles pratiques transparentes", tant au niveau de l'ensemble des abattoirs que du commerce de bétail en général.

"Il n'est nullement question ici de problème dans nos exploitations, c'est une fraude dans un autre maillon de la filière", rappelle Mariane Streel, présidente de l'Union des agricultrices wallonnes.  

 

 

Marie Hélène Semaille responsable du secteur bovin de la FWA

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