Samusocial de Bruxelles: en plein scandale, l'administratrice-déléguée accuse Ecolo d'opportunisme

L'administratrice-déléguée de l'ASBL affirme qu'il "n'existe aucune structure dont les dépenses soient contrôlées aussi strictement" que le Samusocial
L'administratrice-déléguée de l'ASBL affirme qu'il "n'existe aucune structure dont les dépenses soient contrôlées aussi strictement" que le Samusocial - © DIRK WAEM - BELGA

"Le Samusocial consacre un montant qui correspond au budget d'un travailleur temps plein pour défrayer l'ensemble des administrateurs qui gèrent l'ASBL au quotidien" et "ce défraiement est prélevé exclusivement sur nos fonds propres et nos dons", affirme vendredi la directrice du Samusocial, Pascale Peraïta. En début d'après-midi, elle a annoncé son départ du bureau de l'ASBL.

Jeudi, le député De Bock (DéFI) a exigé l'ouverture des comptes de l'ASBL après que l'Ecolo Alain Maron a relevé, la veille, que près de 60 000 euros avaient été consacrés aux jetons de présence des administrateurs en 2016.

A ceux qui voudraient déjà faire le parallèle avec Nethys/Publifin, Pascale Peraïta rappelle que "l'ASBL Samusocial est une ASBL privée. Les administrateurs y siègent à titre privé (...) ce ne sont donc pas des mandats politiques", explique celle qui est aussi la présidente PS du CPAS de Bruxelles.

L'administratrice-déléguée de l'ASBL affirme qu'il "n'existe aucune structure dont les dépenses soient contrôlées aussi strictement" que le Samusocial, que ce soit "par un contrôle rigoureux en interne, le contrôle du réviseur d'entreprise ou le contrôle des organes de tutelle".

Les jetons des administrateurs payés "exclusivement" par les dons

Pour Pascale Peraïta, le montant alloué aux rémunérations des administrateurs - soit 60 000 euros brut sur un budget de 19 millions - correspond au budget d'un travailleur temps plein. Et le défraiement, que la directrice n'estime pas déraisonnable au vu de la charge de travail croissante des administrateurs avec l'élargissement constant de leurs missions - avec notamment la crise de l'accueil, "est prélevé exclusivement sur les fonds propres et les dons". 

"Il n'y a pas de manque de transparence ! Ici, il n'y a pas un euro d'argent public qui va dans la poche des gens. Tout vient des dons. C'est clair et net", a commenté Michel Degueldre, le président du Samusocial de Bruxelles, cité par DHNet.be. 

"Cette polémique est entretenue à suffisance par le groupe Ecolo, dans l'opposition à la Région de Bruxelles. Ils jettent l'opprobre et sèment le doute", accuse Pascale Peraïta, affirmant que "jamais, (...) l'ASBL ne se dérobera aux missions qui lui sont confiées, et cela même si, par opportunisme ou démagogie, d'aucune essayent d'altérer sa réputation".

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