Saut d'index reporté au-delà du 1er avril: le gouvernement dépassé par son agenda

La commission des Affaires sociales de la Chambre a donc adopté jeudi, majorité contre opposition, le projet de loi de promotion de l'emploi permettant la réalisation d'un saut d'index de 2%.

Depuis ce mercredi matin, les députés de l'opposition se succédaient avec zèle posant souvent des questions de fonds, parfois de procédure, voire, de temps à autre, carrément potaches... La majorité dénonce une obstruction parlementaire, ce que conteste l'opposition. Au terme des travaux, l'ambiance semblait apaisée. "Nous avons dû constater, en raison du travail parlementaire, que le délai fixé du 29 mars ne pouvait être atteint. C’est dommage en ce qui nous concerne mais nous respectons le travail consciencieux de la majorité et de l’opposition en la matière. C’est alors posée la question de proposer un saut d’index avec effet rétroactif. Nos juristes ont planché sur les conséquences de cet effet éventuel. Il y avait des soucis que nous souhaiterions éviter. Deuxièmement, nous avons reçu hier des éléments de la commission de l’Indice qui nous confirment que nous sommes sous les pronostics du mois de mars du bureau du Plan en ce qui concerne l’inflation. Ce qui pour nous est un élément positif."

Le gouvernement et l'opposition jouent la montre

Le gouvernement voulait appliquer ce saut d'index pour le premier avril, le texte devait donc arriver très rapidement en plénière. Mais il n'en sera finalement rien : ce sera le report pur et simple de l'entrée en vigueur du texte, ce qui repousserait aussi le saut d'index pour certains secteurs concernés, notamment le textile et la construction.

Autrement dit, les salaires des travailleurs des conventions collectives concernées pourraient voir leur salaire indexé in extremis si l'indice-pivot est bel et bien franchi aux alentours du 1er avril.

RTBF

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