Sans rien faire, le Vlaams Belang met la pression sur le monde politique flamand

Bart De Wever (N-VA) et Tom Van Grieken (Vlaams Belang) photographié ensemble au lendemain des élections communales de 2018.
Bart De Wever (N-VA) et Tom Van Grieken (Vlaams Belang) photographié ensemble au lendemain des élections communales de 2018. - © DIRK WAEM - BELGA

Dans les sondages, le Vlaams Belang est au sommet depuis un an. Dans le dernier sondage, le parti d'extrême-droite flamand est crédité de 27%. Il est largement en tête. La N-VA est deuxième à 20%. Et après, pour trouver le troisième parti dans le sondage, il faut descendre jusque 12% et la place est occupée par le SP.A.

La N-VA se cherche depuis les communales de 2018

La N-VA, lors de ces communales, a perdu 7-8%. Et c'est le Vlaams Belang qui les a récupérés. Quitter le gouvernement fédéral en décembre 2018, deux mois plus tard, était un choix tactique et pas pour n'importe quel motif: le Pacte sur les Migrations de l'ONU. Un texte symbolique et emblématique pour le Vlaams Belang. La N-VA a voulu se refaire de cette façon et aller rechercher ses électeurs repartis à l'extrême-droite mais son pari n'a pas vraiment réussi.

Y aller ou pas au fédéral?

Depuis un an, il est difficile de cerner la réelle volonté de la N-VA. Veut-elle vraiment aller au fédéral? Etait-elle vraiment prête à gouverner avec le PS comme le répétait Bart De Wever. Et aujourd'hui, est-elle prête à accepter la surenchère du CDH et du SP.A sur les mesures sociales principalement alors que la N-VA a toujours prôné l'orthodoxie budgétaire. Et tout cela, sans aucune garantie d'avancée institutionnelle. Pire, le MR, l'Open VLD, le CDH et le SP.A se disent prêts à reconfier au fédéral certaines compétences en matière de santé notamment.

Etre au pouvoir octroie des ministres et donc, de la visibilité. Mais, dans le même temps, la N-VA sera sans cesse sous la pression du Vlaams Belang. Et si la N-VA n'obtient rien sur le communautaire, ça va être galère.

Le CD&V est aussi sous pression

D'abord vu les derniers sondages. Le parti chrétien-démocrate flamand n'est plus crédité que de 11%. Une misère. Et donc, il doit exister. Il doit garder ses fondamentaux comme refuser toute avancée en matière d'IVG. Et sur le sujet, le CD&V est mis sous pression. Le Vlaams Belang a la même position, la N-VA aussi. Joachim Coens ne peut reculer sous peine de céder sur ses valeurs et voir la N-VA et le Vlaams Belang en profiter. Joachim Coens est écartelé. Et il compte sur Georges-Louis Bouchez pour l'aider. Sans rien faire, le Vlaams Belang met du coup par ricochet la pression sur tout le monde...

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK