Samusocial: Ecolo et Groen réclament une commission d'enquête suite à nos dernières révélations

Les écologistes bruxellois demandent la mise sur pied d'une commission d'enquête au parlement bruxellois sur la gestion du Samusocial et la rémunération des administrateurs. "Etant donné le brouillard entretenu par le Samusocial, et tout particulièrement le fait que Mme Peraita a diffusé des informations mensongères sur ses propres rémunérations et celle de M. Mayeur, je demande que le Parlement se donne les moyens de faire toute la lumière sur ce dossierannonce le député bruxellois Alain Maron dans un communiqué.

Ecolo et Groen ont adressé mardi après-midi un courrier au président de l'assemblée bruxelloise Charles Picqué, "pour demander la mise en place dans les plus brefs délais d'une commission d'enquête afin de faire toute la lumière sur ces questions".

Lors du Conseil communal de la Ville de Bruxelles de ce mardi, Pascale Pereïta s'est défendue. Pour elle, il n'y a aucun problème. "Le Samusocial n'est pas une oeuvre, c'est une entreprise sociale. Il ne sagit donc pas de bénévolat, mais bien d'une responsabilité professionnelle. Le Samusocial a décidé que celle-ci ne peut pas faire l'objet d'un salaire, comme c'est le cas dans certaines ONG, ou ASBL sociale, pour le président de l'association ou son administrateur délégué. Les membres du bureau perçoivent depuis novembre 2015 un montant forfaitaire." Yvan Mayeur ne s'est pas exprimé sur la question.

Les conseillers n'ont pas été convaincus, et estiment qu'ils n'ont reçu aucune réponse à leur question. Ils s'étonnent également d'avoir entendu des explications différentes de celles entendues précédemment.

A leurs yeux, le sujet prend de l'ampleur, mais le Samusocial et ses responsables semblent nourrir "un brouillard épais" autour de la gestion globale de l'asbl et aussi autour des rémunérations des administrateurs, dont celles du bourgmestre de la Ville Yvan Mayeur et de l'administratrice-déléguée Pascale Peraita (ndlr: qui a démissionné du bureau de l'asbl vendredi dernier).

Des rémunérations plus élevées

Cette décision fait suite à la publication sur notre site internet des vrais chiffres de la répartition des jetons de présence de l'asbl pour 2015 et 2016: l'an dernier, Pascale Peraïta a perçu dans ce contexte 11x1400 euros et 1x1680 euros soit un total de 17.080 euros (bruts). Yvan Mayeur a pour sa part empoché 12x1400 euros, soit 16.800 euros (bruts). Et en 2015, Pascale Peraïta comme Yvan Mayeur ont perçu 18.900 euros (bruts) sur 12 mois. 12 mois, donc, et pas 10 comme prétendu par le tandem Degueldre-Peraïta.

"La gestion du Samu social entraîne dans son sillage de nombreuses questions qui restent sans réponse. Au fil du temps, les explications fournies par M. Mayeur et Mme Pereita évoluent et contribuent toujours un peu plus à alimenter le doute et la suspicion. Pouvoir auditionner les personnes concernées sous serment est de nature à faire rapidement toute la lumière sur ce dossier pour le moins nébuleux" conclut Alain Maron.

De son côté, citée par son cabinet auprès de la "Libre Belgique", la secrétaire d'Etat fédérale N-VA Zuhal Demir, en charge de la Politique des grandes villes et de la Lutte contre la pauvreté, demande qu'"une enquête indépendante soit menée, par exemple par l'Inspection des finances" sur le Samusocial subsidié à hauteur de 1,4 million d'euros par an par le fédéral dans le cadre du dispositif hivernal.

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