Saga du réfugié afghan: il serait déjà demandeur d'asile en Allemagne

La tour  WTC-3 qui accueille les réfugiés. Près de la  gare du Nord
La tour WTC-3 qui accueille les réfugiés. Près de la gare du Nord - © FILIP DE SMET - BELGA

L'affaire du jeune Afghan demandeur d'asile qui avait obtenu gain de cause contre l’État rebondit. Et pas vraiment dans le sens que l’on attendait.

Ce jeune homme avait demandé au tribunal du travail d'obliger l’État à payer des astreintes parce qu'il n'avait pas trouvé de place dans une structure de pré-accueil. La cour du travail a, dans un arrêt, confirmé la légitimité de la demande

Pour la cour, le devoir d'accueil commence dès que la demande est déposée, et pas dès l'enregistrement comme le soutient l’État. Il fallait donc que le jeune homme soit logé tant qu'il n'avait pas été reçu par l'Office des Étrangers. L’État avait trois jours pour ce faire sous peine d'astreinte.

Depuis mercredi soir, le jeune homme est logé mais dans un centre fermé, en attente de transfert vers l'Allemagne. 

Que s'est-il passé ?

Après avoir été reçu en urgence mercredi par l'Office des Étrangers, le jeune homme aurait expliqué être passé par la Grèce, l'Autriche et l'Allemagne. Ces pays ont pris ses empreintes digitales. Il est aussi passé par deux centres d'accueil en Allemagne.

Pour la Belgique, c'est clair: si ses dires sont corrects, le jeune Afghan ayant déjà demandé l'asile en Allemagne, il doit y retourner. En attendant une réponse allemande, il loge en centre fermé. Il peut interjeter appel.

Réaction de l'avocat du jeune Afghan

Il n'empêche que la décision de justice pourrait avoir un impact sur d'autres dossiers basés sur la même demande: un pré-accueil pour tous. C'est d'ailleurs ce qu'indique à la RTBF François Roland, l'avocat du jeune Afghan : "J'apprends par voie de presse la décision de l'Office des Étrangers et les informations nouvelles concernant mon client. J'en prendrai connaissance dans les plus brefs délais et envisagerai, en concertation avec mon client, les suites à donner à cette décision (un recours peut être envisagé contre cette décision auprès du Conseil du Contentieux des étrangers). Je tiens à souligner que cette décision ne remet pas en cause les enseignements à tirer de l'arrêt de la Cour du travail, à savoir qu'une personne doit être considérée comme demandeur d'asile dès le moment où il signifie son intention d'introduire une telle demande, et que tout demandeur d'asile a droit à un accueil".

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