Sabine Stordeur : "Depuis ce week-end, nous avons dépassé le cap des 400.000 premières doses administrées"

Sabine Stordeur, coresponsable de la task force vaccination, a pris la parole ce mardi lors de la conférence de presse hebdomadaire du centre de crise.

"Depuis ce week-end, nous avons dépassé le cap des 400.000 premières doses administrées", a-t-elle notamment expliqué. Ce qui représente "plus de 4% de la population adulte en Belgique".

Ce rythme va s’accélérer en mars quand "ce sera au tour des 65 ans et plus vivant à domicile et des patients à risque âgés de 18 à 24 ans de bénéficier de la vaccination".

Mais le contexte est tendu. Entre les doutes sur l’efficacité du vaccin, les craintes d’effets secondaires et la peur de voir les données personnelles mises sur la place publique, la marge de manœuvre des autorités est étroite.

Identifier les groupes prioritaires

Concernant les citoyens souffrant de pathologies chroniques, Sabine Stordeur précise : "Si ces personnes bénéficient de la vaccination plus vite que d’autres groupes, c’est du fait des risques qu’elles encourent en cas d’infection à la Covid-19."

Mais pour cibler ces groupes à risques et leur envoyer directement une invitation à se faire vacciner, il faut d’abord les identifier. "Lorsque l’âge est le critère de sélection, l’information est présente dans le registre national et permet d’envoyer une invitation nominative au citoyen concerné", détaille la coresponsable de la task force vaccination.

Et dans le cas où la pathologie est le critère de sélection ? Alors "ce sont les codes de diagnostic et de traitement qui sont recherchés grâce à un algorithme dans les bases de données des mutuelles et dans les dossiers médicaux informatisés".


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Selon Sabine Stordeur, "le résultat de cette recherche informatisée permet tout simplement de répondre à la question 'Le citoyen est-il prioritaire ou non pour la vaccination ?' Aucune donnée liée à l’état de santé des patients, au type de comorbidité dont il est affecté ou au traitement qu’il reçoit, rien de tel ne sera demandé".

Et d’ajouter : "Il ne s’agit pas de créer une banque de données sur la santé de certains citoyens, mais bien d’établir une liste des personnes qui devraient prioritairement bénéficier de la vaccination."

Vaccination du grand public "courant du mois de mai"

Si tout se déroule comme prévu, la vaccination du grand public devrait commencer "dans le courant du mois de mai". Concrètement, chaque citoyen recevra une invitation personnelle avec un identifiant unique. Il faudra alors fixer un rendez-vous par téléphone ou via un site internet. Cette vaccination,

Et pourquoi ne pas accélérer la campagne en confiant aux médecins généralistes un rôle dans la vaccination pendant leurs consultations ? "Cette option n’est malheureusement pas réaliste à ce stade", objecte Sabine Stordeur. Elle évoque alors différents facteurs : les conditions de conservation des vaccins, les contraintes logistiques pour certains produits (les flacons de 6 ou 10 doses doivent être utilisés dans un délai de 6 heures par exemple).

Plus qu’un choix personnel, c’est un engagement collectif

"Nous sommes prêts à entendre les remarques qui sont formulées. Pour autant, face à la situation inédite à laquelle nous faisons face, nous ne pourrons en faire un succès que si chacun joue son rôle", insiste-t-elle. La vaccination est la seule perspective dont nous disposons pour retrouver une vie normale. Mais cela ne sera possible que dans le cadre d'"une démarche collective".

"Plus qu’un choix personnel, c’est un engagement collectif auquel on prend part, que l’ont soit médecin ou citoyen", conclut la coresponsable de la task force.

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