Russie : l'UE dénonce une dégradation de la liberté de la presse

L’Union européenne s’est dite "préoccupée" par la perquisition menée vendredi au domicile du rédacteur en chef d’un média d’investigation en Russie, dénonçant une dégradation de la liberté de la presse dans le pays, dans un communiqué publié dimanche.

"L’Union européenne est préoccupée par la récente perquisition, la brève détention et l’interrogatoire du rédacteur en chef du média d’investigation indépendant iStories, Roman Anine, qui a mené de nombreuses enquêtes journalistiques sur la criminalité organisée et la corruption en Russie", a déclaré le porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Le journal en ligne avait indiqué vendredi que l’appartement de M. Anine avait été fouillé par des agents des services de sécurité (FSB).


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Récemment, le jeune média d’investigation avait publié des articles sur de possibles liens entre un responsable du FSB et le crime organisé, ainsi que des articles sur la torture dans les prisons russes et la surveillance de l’opposant incarcéré Alexeï Navalny par les services de sécurité.

"Ces dernières années, nous avons constaté que la situation de la liberté des médias en Fédération de Russie se dégrade et que l’espace pour le journalisme indépendant et la société civile se réduit. Nous appelons les autorités russes à respecter leurs obligations internationales et nationales", a ajouté le porte-parole de M. Borrell, dans le communiqué.

"Les autorités de l’État doivent veiller à ce que les journalistes puissent mener à bien leur travail légitime et ne pas les entraver ou les intimider", a-t-il dit. "La liberté des médias doit être respectée. L’UE continuera à suivre de près cette question", a-t-il encore affirmé.

 

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