Rudy Demotte au Grand oral: "Je suis candidat ministre-président wallon"

Rudy Demotte est bien candidat à redevenir ministre-président: "Bien sûr, c'est clair. Je l'ai dit, c'est une fonction qui est aujourd'hui d'autant plus importante que les compétences nouvelles, à la fois de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie, vont faire que nous pèserons entités fédérées, deux tiers des budgets hors sécurité sociale versus l'Etat fédéral qui ne pèsera plus qu'un tiers (...) La vanité n'est pas mon fort. Donc, je dis que j'ai tout simplement acquis une expérience utile, j'aimerais faire un bon résultat électoral, j'aimerais aussi présenter des projets qui motivent, mobilisent et donnent un petit peu d'enthousiasme et après nous jugerons".

S'il est confirmé à la tête de la Région wallonne et Fédération Wallonie-Bruxelles, il veut mettre l'accent sur l'enseignement: "Demain, il faut voir comment nous allons retailler les missions de l'enseignement. Non pas seulement pour l'orienter vers le développement économique, parce que ça, ce serait une vision utilitariste pure de l'enseignement. Mais retailler ses missions pour qu'on contribue au maximum maximum à ce redéploiement. Ce qui veut dire que les passerelles entre régions et Fédération Wallonie-Bruxelles vont devoir être beaucoup plus fortes et organisées sur une autre base."

"On a deux projets importants en matière d'enseignement sur lesquels nous devons plancher. D'abord, on a avancé sur un domaine, c'est celui dit des 'bassins de vie' : formation, emploi, enseignement ; qui sont la préfiguration, le récipient d'une meilleure articulation sur les besoins de l'enseignement. Qu'est-ce qui coûte cher dans notre organisation de l'enseignement ? C'est évidemment d'avoir de manière dispendieuse parfois les mêmes outils dans plusieurs établissements alors qu'on pourrait avoir plus d'intelligence dans la répartition. Ces bassins sont en train d'émerger. C'est un progrès dont on n'a pas mesuré je crois le côté bouleversant par rapport à nos habitudes. Et puis d'un autre côté, il y a la volonté de mettre sur pied un pouvoir organisateur pour l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce sur quoi nous pensons aussi qu'il y a là un outil qui permettrait d'éviter ce débat un peu stérile aujourd'hui, d'ailleurs dépassé par les faits, entre régionalistes et communautaristes."

Regardez l'interview complète ci-dessous:

RTBF

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