GIAL: "Cela s'est fait en toute transparence, rien n'était caché à l'époque", assure Rudi Vervoort

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) est venu réagir au dossier de l'ASBL GIAL, qui gère le parc informatique de la ville de Bruxelles. "On travaille, on fait modifier les choses, on assainit, qu’on nous laisse travailler", c'est le message qu'est venu faire passer Rudi Vervoort.

L’ancien directeur de GIAL bénéficiait d’une rémunération de 1250 euros par jour en tant qu’indépendant. Un indépendant à la tête d'une structure publique ?

Normal pour l'époque, répond Rudi Vervoort (c'était il y a quinze ans, ndlr). "Le système a été validé juridiquement, cela s’est fait en toute transparence, rien n’était caché, assure le ministre-président. Je trouve que c’est un peu faire le procès d’un mode de gestion qui a existé, mais qui n’était pas là pour que les gens se mettent de l’argent dans les poches, c’était de faire tourner les programmes informatiques dans les communes."

Des faux-indépendants... comme chez Uber?

Pourtant, les questions sont encore nombreuses, notamment autour du statut de cet expert indépendant. Soit l’ingénieur était officiellement directeur des développements – et cette fonction implique un contrat de travail classique –, soit il était lié avec un contrat d’entreprise entre GIAL et la société privée, ce qui nécessite une ouverture à la concurrence, ce qui n’a pas été le cas. Dans les deux cas, il y a un problème.

Selon Rudi Vervoort, c'est la question des faux indépendants qui est posée ici, et qui dépasse le cadre politique. "Notre société est organisée avec des faux indépendants. J’entends qu’Uber est le modèle absolu, mais ce sont des faux indépendants ! Ici, on a essayé d’appliquer un système qui a ses limites. L’objectif, c’était de pouvoir collaborer avec des personnes compétentes qui, dans le secteur privé, gagnent ce qu’elles gagnent ici."

Nettoyer les écuries

En attendant, les affaires se succèdent à Bruxelles. Après le scandale du Samusocial, c'est donc l'ASBL GIAL qui est aujourd'hui dans le viseur. "Je ne veux pas qu’on compare une structure où des mandataires ont fauté et une structure où on a fait des constructions qui apparaissent aujourd’hui comme étant un peu bringuebalantes. Ce n’est pas la même chose, ce n’est pas un système", répond Rudi Vervoort.

"La mission de Philippe Close est de nettoyer les écuries. On travaille, on fait modifier les choses, on assainit, qu’on nous laisse travailler", ne cesse de répéter le ministre-président bruxellois. Va-t-on dès lors mettre en place un cadastre de toutes les ASBL de la ville de Bruxelles ? "Avant que toutes ces affaires sortent, j’ai déposé un texte qui prévoit une réorganisation du mode de gestion communale de l’ensemble des structures, notamment les ASBL, rappelle Rudi Vervoort. Le texte est aujourd’hui au Parlement, il sera voté dans les jours qui viennent."

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