Rudi Vervoort: "Les Bruxellois demandent qu'on objective les nuisances aériennes"

Des groupes de travail ont été mis sur pied pour aborder les différents aspects techniques et les demandes des parties dans le dossier des nuisances aériennes autour de l'aéroport national. L'objectif est de trouver une méthodologie pour trouver une solution au survol de Bruxelles durant le délai de soixante jours lié à la procédure de conflit d'intérêt introduite par la Région flamande. "Chaque entité a déposé une série de propositions, il va falloir les valider et essayer de parvenir à un accord" indique le ministre-président de la Région bruxelloise Rudi Vervoort (PS) sur le plateau d’À votre avis. Il rappelle que le Fédéral (incarné par le ministre de la Mobilité François Bellot, MR) a un rôle important à jouer pour trouver une solution : "C'est lui qui fixe les routes, et c'est lui qui confère le contrat de gestion à l'aéroport. Les Régions ont des compétences en matière environnementales. Il y a une méfiance entre les parties car tout n'est pas mis sur la table".

"Nous prenons plus que notre part"

"Dans l'accord fédéral, un élément n'a toujours pas été mis en œuvre: c'est la création d'une entité neutre et indépendante de contrôle, qui permette de définir qui prend quoi comme nuisances. Ce serait une instance publique belge sensée mettre à plat tout le partage des nuisances. Les Bruxellois demandent qu'objective les nuisances, on sait bien que cela ne se fera pas sans bruit. Mais aujourd'hui nous avons le sentiment que nous prenons plus que notre part" poursuit Rudi Vervoort.

"Je ne suis pas convaincu qu'on arrive à une solution durable dans un délai aussi court, mais il faut restaurer la confiance" ajoute-t-il, tout en précisant que, en matière de normes de bruits, "le droit est du côté de Bruxelles".

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