Rudi Vervoort a-t-il parlé un peu trop vite de financer un centre d'accueil pour migrants à Bruxelles-Nord?

Rudi Vervoort a-t-il parlé un peu vite?  Le ministre-président bruxellois semblait jusqu'à ce samedi matin soutenir l'idée de financer un centre d'accueil pour migrants à Bruxelles. Mais devant les nombreuses critiques issues de plusieurs partis politiques, il se veut ce soir plus prudent.

Vendredi midi, un humanitaire etait inauguré. C'est un rez de chaussée de bâtiment dans lequel les migrants peuvent désormais se rendre pour recevoir entre autre des soins médicaux. Plusieurs ONG et associations sont à l’initiative.

Devant ce centre qui accueillera les migrants mais ne les hébergera pas, voilà qu'une rumeur enfle: un lieu d’accueil avec des lits seraient sur le point de voir le jour. Vers 17h30, ce vendredi, l’info se confirme. Les médias en parlent: Rudi Vervoort, le ministre président de la région bruxelloise, vient d’annoncer qu’un budget de 500 000 euros pourrait être débloquer pour financer un centre d’accueil de 300 lits.

Le bâtiment serait déjà trouvés et localisé entre la gare du Nord et le parc Maximilien. Et la région Bruxelloise enverrait la facture au fédéral.

Mais ce samedi matin, Théo Francken, le secrétaire d’état à la migration réagit à l'annonce. Il déplore une telle initiative: "C'est entièrement contre la ligne politique que nous suivons depuis des mois. Il ne faut pas d'un Calais à Bruxelles."

Presque immédiatement, Rudi Vervoort se rétracte alors dans un communiqué et précise qu'il n'envisage pas que son gouvernement agisse seul sans le Fédéral.

Plusieurs membres de la majorité et de l'opposition bruxelloise font aussi part de leur désaccord face à cette proposition de Rudi Vervoort, d'autant que comme lui-même le reconnaissait, rien n'avait été décidé par le gouvernement de la région bruxelloise. Tout cela ressemble bien à une erreur de communication de Rudi Vervoort, qui aurait parlé un peu trop vite...

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