Robotisation: "On n'a pas anticipé la rapidité de la mutation", dit Agoria

La robotisation et la digitalisation du travail étaient au cœur de notre débat. Et ce n'est pas sans lien avec cette actualité: le séisme social au sein de Proximus qui devrait voir disparaître 1900 emplois et mais aussi l'embauche de 1250 personnes pour d'autres métiers. Une décision qui vise à transformer l'entreprise, vers une digitalisation. On le comprend, des profils vont apparaître au détriment d'autres, jugés plus obsolètes ou moins adaptés vis-à-vis de la vision choisie par Proximus. 

La parole a été donnée à des personnes ayant souffert de la robotisation. Elmo Clemente est un ex-employé de l'entreprise Caterpillar. Il livre sa vision des choses et parle de son expérience.

Le président de la FGTB, Robert Vertenueil le dit, la robotisation et la digitalisation ne devrait pas passer par des licenciements, "Pour autant qu'on anticipe un peu les choses", ajoute-t-il. Il regrette, en prenant l'exemple de Proximus, que l'on "jette les travailleurs dont on n'a plus besoin comme des malpropres", pour engager des travailleurs plus adaptés aux fonctions actuelles.

L'analyse du ministre wallon de l'Économie, Pierre-Yves Jeholet, se veut apaisante. Il souligne les bénéfices que ce mouvement apportera au monde du travail. Mais il se veut lucide également : "Dire que la digitalisation ne fera pas disparaître des emplois, ce n'est pas exact, il y a toute une série d'emplois qui vont disparaître, mais de nombreux métiers vont aussi naître". Il souligne enfin l'importance de l'éducation et de la formation.

Celle de Dominique Demonté, directeur général d'Agoria (Fédération des entreprises de l'industrie technologique, notamment dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication) est très claire. "Ce qu'on n'a pas anticipé, c'est la rapidité de la mutation, et c'est pour ça qu'on observe des pénuries dans les métiers liés à ces technologies-là? Par manque d'anticipation".

Le débat est posé dans cette séquence. Mieux vaut-il de former les aînés au sein des entreprises ou les faire bénéficier d'une pré-pension pour engager des plus jeunes?

Pour débattre, nous recevion aussi, Marco Van Hees. Il représentait le PTB. Des représentant de la société civile étaient également présents. C'est pourquoi nous recevions Virginie, infirmière ; Sophie, traductrice ou encore Jean, ex-employé de Proximus. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK