Revue de presse : "un chevalier blanc contre le Coronavirus", mais qui est-il ?

3 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Ce nouvel aménagement des règles pour les écoles fait forcément la Une de la presse, mais plus que les mesures, ce sont les raisons de l'assouplissement qui intéresse vos journaux.

 

Les chiffres sont-ils meilleurs que prévu ?

Et on ne va pas s'en plaindre, mais l'idée, la question posée par le Soir, c'est la volonté de comprendre. On redoutait une seconde vague, façon tsunami. Ce sont à peine des "vaguellettes ".

"On s'attendait (dit le quotidien) à un rebond. Léger. Dû au déconfinement. C'est l'inverse. "

Les indicateurs sont à la baisse. Et pour tout dire, les scientifiques s'interrogent sur les raisons, au point que le Soir l'écrive :un chevalier blanc, non identifié, est en train de contrer le Coronavirus ".

 

Qui est-il ce chevalier blanc ?

Est-ce un effet climatique ? Le Corona version 19 serait-il beaucoup plus saisonnier que prévu ? Même depuis qu'il fait chaud, la transmission se poursuit, mais elle semble ralentir.

Serait-ce de vivre au grand air, plutôt qu'enfermer dans des bureaux ? Rien ne le dit, même si, bien entendu, c'est agréable...

Est-ce plutôt la conséquence d'une plus forte immunité ? Le souvenir de nos précédents rhumes feraient-ils réagir notre corps au moment d'affronter le Covid ?

Aucune de ces pistes n'expliquent à elle seule la situation.

Il y a évidemment le fait que le confinement a été observé. Très bien observé, en Belgique. Et que c'est plus que probablement le facteur numéro 1 de cette amélioration. Avoir mis un terme au grand rassemblement, foire, conférence et autre a sans nul doute, empêché bon nombre de contamination. A plus forte raison, lorsqu'il apparaît aujourd'hui que la "super-contamination est un de mode les plus importants de transmission " !

Faut-il, peut-on crier victoire ?

Pas encore. Pas tout de suite. Attendons une petite dizaine de jour pour bien mesurer tout cela. Mais si l'on peut garder le sourire, il faut aussi et très certainement continuer à observer les gestes sanitaires de base.

L'un des experts interviewé par le Soir le souligne d'ailleurs, les gestes barrières sont désormais bien connus.

Il y a une sorte d'habitude, de discipline qui a été prise. Ne la perdons pas !

Le plan pour sauver l'Europe

750 milliards d'euros, ça en fait des zéros à la Une de Libération.

Pour le quotidien, c'est sûr, avec ce montant, l'Europe fait un pas de plus vers une Union plus fédérale. L'Europe y va, à fond la caisse, titre le quotidien.

C'est une révolution, et en voici le ressort. Désormais, l'Europe empruntera des sous, qui seront investi dans les Etats membres.

Et non, les sous ne seront pas répartis en fonction de ce que les pays auront mis dans la tirelire européenne. C'est ça surtout la grande révolution. Chacun payera en fonction de ses moyens. Et chacun recevra en fonction de ses besoins...

Pour le Soir, c'est le moment waouw de l'Europe. Et c'est véritablement historique, copernicien, néo-keynésien, voire Hamiltonien.N'en jetez plus, l'objectif et le sens du message de la Commission est clair.

L'Europe veut affirmer le " tous ensemble "

Le danger, le souci, c'est la grande fragilité de ce système. Il faut l'accord de chaque état membre. Puis le feu vert du parlement.

Pour y parvenir, poursuit la Libre, il faudra à Ursula von der Leyen et aux Etats membres convaincus, il faudra déployer des trésors de persuasion.

L'Autriche, Les Pays-Bas, les Etats scandinaves, les fameux pays frugaux n'en ont pas envie. Mais les cartes dans la main européenne ne sont pas si mauvaises... 

La Dame de coeur, Angela Merkel s'est rangée du côté de ce plan de sauvetage.

L'autre atout est plus stratégique. Le plan, ici prévu, n'est pas qu'un instrument de stabilisation du marché unique, c'est aussi et surtout un outil de transition, vers l'écologie, vers le numérique, vers des investissements stratégiques.

Comme si L'Union prenait enfin son avenir en main. La conclusion de tout cela revient à Libération.

Petit virus, grandes conséquences...

Au milieu des drames, c'est une bonne nouvelle, elles sont si rares ces temps-ci. Célébrons la.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK