Revue de presse: Le grand cirque Electricité

Revue de presse: Le grand cirque Electricité
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Ce jeudi, la presse juge durement les responsables politiques. Dans la crise énergétique actuelle, "leurs gestions n'apportent pas la clarté mais au contraire l'opacité." La Belgique ne vit pas une crise énergétique. C'est pire.

"Il s'agit d'un cirque", écrit le Soir. Malheureusement, à lire la presse, ce jeudi matin, il n'y a pas vraiment de programme. Pas vraiment de plan, pour trouver la sortie de crise. Pas d'idées lumineuses pour nous éclairer cet hiver.  Il n'y a - c'est le titre du SOIR - dans toute cette question électrique, qu'un "grand chaos." 

L'Echo tente de retracer les rebondissements des derniers jours. 
"D'abord, la ministre Marie-Christine Marghem, en charge de l'énergie, charge la barque d'Electrabel. Et annonce que la responsabilité de l'opérateur quant aux pénuries - et sa répercussion sur les factures - pourrait être invoqué en Justice. 

Ensuite, cette séance au parlement. L'opposition demande une audition de la seule ministre, plutôt que d'inviter aussi Elia, le gestionnaire du réseau belge à haute tension. Celui - tout de même - qui est responsable des prévisions en matière de sécurité d'approvisionnement... Pour avoir une idée claire du problème," Elia aurait pu éclairer nos lanternes. Des parlementaires s'égarent, parlent TVA de l'électricité.

Tout cela cache un mal plus profond : La gestion du problème n'est pas à la hauteur de la gravité de la situation

La Ministre, poursuit Le Soir, n'a pas de chiffre. Enfin, par pour les élus. Car quelques heures plus tard, elle en distribue à la presse.

Sans commenter. Sans valider. Sans cautionner.  "Soyons de bon compte, écrit le quotidien, la ministre ne fait pas rien. Elle a trouvé quelques précieux mégawatts."  Il en manque encore .000 répètent vos journaux en Une. 

Une partie du problème peut sembler n'être qu'un souci de communication, mais en réalité, reprend l'Echo, "tout cela cache un mal plus profond : La gestion du problème n'est pas à la hauteur de la gravité de la situation. Le risque de délestage est réel." 

Et l'on n'ose ici imaginer l'ensemble de ces répercussions...  L'Echo cite un exemple: les passages à niveaux. Les barrières s'abaisseront automatiquement. Il faudra les relever à la main, pour laisser passer les services de secours. 

"Faut-il délester Marie-Christine Marghem ?"

La question posée par l'édito du Soir est - plus qu'un message - une charge. Dans ce cirque où l'enjeu n'est plus de rire, mais d'arrêter d'avoir peur, il n'est déjà plus temps de se demander comment tout cela AURAIT pu être éviter... Il est urgent de se demander comment s'attaquer et résoudre le problème quand il surviendra. "Sans hystérie, sans cynisme, sans mépris. Sans cette accumulation d'approximation ou de contre vérité." (Le Soir.)

La ministre Marghem n'est pas la seule cible de cette charge.  "Le petit jeu politicien mené par l'opposition ne grandit personne. Et cette manière de prolonger une crise parce qu'elle fait mal au gouvernement et particulièrement au MR," cela, non plus, ce n'est pas digne de notre démocratie. 

A l'heure de chercher l'énergie qui manque, conclut l'Echo, "la désunion - c'est une évidence - ne fait pas notre force."  Et Charles Michel, s'il trouve le temps de gérer le nucléaire iranien, devrait peser aussi sur le nucléaire belge. "Sa capacité d'action - conclut le Soir - y est infiniment plus grande."

"Les Promesses plus efficaces que les bilans.

Face à ce cortège de grogne, la Libre affiche un étonnant sourire radieux. C'est que l'éditorialiste, là, n'évoque pas la question électrique.
La Libre Belgique se penche sur les listes communales et constate: "On voit fleurir une foule de nouveaux candidats." 
C'est là - juge le quotidien - le signe d'un investissement nouveau, jeune, citoyen. Un enthousiasme rafraîchissant. Un renouveau qui n'implique pas "de tout balayer mais qui est le signe que la relève pointe le bout de son nez." Pas de béatitude non plus, le mouvement n'est pas uniforme. Et dans certaines communes, créer une liste tient de l’équilibriste.

Pour l'électeur, pafois lassé, blasé voire plus attiré par les promesses que les bilans, ce regain, ce vivifiant pourrait agir sur le vote. 
Apporter un éclair de lucidité. Ou, oserait-on l'image, l'étincelle d'électricité qui manque pour relancer le moteur démocratique. 

JT 26/09/2018

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