Jusqu'à 500 euros par mois, non taxés: cela revient à légaliser le travail au noir, répond la CGSLB

La présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten estime que tout un chacun devrait pouvoir gagner, en compléments de revenu, jusqu'à un montant non-imposé de 500 euros par mois
La présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten estime que tout un chacun devrait pouvoir gagner, en compléments de revenu, jusqu'à un montant non-imposé de 500 euros par mois - © DIRK WAEM - BELGA

La présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten estime que tout un chacun devrait pouvoir gagner, en compléments de revenu, jusqu'à un montant non-imposé de 500 euros par mois.

"Il s'agirait de rémunérations d'appoint, de travail occasionnel ou de quelque chose que l'on voudrait faire pour quelqu'un d'autre en extra. De nos jours, c'est fortement imposé, c'est pourquoi cela ne se fait pas, ou bien alors au noir", explique-t-elle.

Gwendolyn Rutten veut ainsi étendre la philosophie des "flexijobs" aux personnes qui travaillent ou ont travaillé. C'est une question "de principes", selon elle.

Une nouvelle dynamique

"Ceux qui ont une rémunération d'appoint, aujourd'hui, se retrouvent rapidement dans une tranche d'imposition supérieure, qui ne leur en laisse plus rien. C'est également le cas des pensionnés qui souhaitent un extra. Nous voulons changer cela: qui travaille, peut avancer".

Selon la présidente des libéraux flamands, il existe de nombreux cas dans lesquels "les revenus supplémentaires non-imposés peuvent apporter une nouvelle dynamique": les enseignants offrant des cours particuliers, des habitants des environs qui gèrent la cantine d'un centre sportif, les pensionnés qui souhaitent rester actifs, entre autres.

Des exemples d'initiatives que l'Open Vld souhaite stimuler en travaillant à l'abandon des freins fiscaux, indique-t-elle.

CGSLB: 500 euros non taxés, ou comment légaliser le travail au noir

La nouvelle proposition de l'Open VLD qui estime que chacun pourrait gagner un complément de 500 euros non taxés ressemble "furieusement à une légalisation du travail au noir", selon le syndicat libéral CGSLB. "De plus, si le but est d'étendre ce projet à l'ensemble des activités économiques, nul doute que des emplois réguliers passeront à la trappe."

"La proposition de l'Open VLD part du principe que tout un chacun doit pouvoir augmenter sensiblement ses revenus nets en travaillant plus. Les mini-emplois soulèvent pas mal de questions. Le travailleur bénéficie-t-il du salaire horaire garanti? Ces prestations supplémentaires sont-elles prises en compte dans le calcul de la pension? Des employeurs peu scrupuleux ne seront-ils pas tentés de détourner le système à leur avantage?", se demande la CGSLB.

Plutôt que ne pas taxer 500 euros de revenus, le syndicat plaide plutôt pour une diminution de la "taxation des tranches d'imposition les plus élevées pour que les gens aient plus d'argent en poche". La CGSLB demande aussi de plutôt diminuer les charges sur le travail.

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