Réuni à Anvers pour le Nouvel An, le Vlaams Belang se sent pousser des ailes

C’est dans une brasserie anversoise que l’extrême-droite flamande organisait ce dimanche matin sa réception de Nouvel An. Des centaines de militants avaient fait le déplacement, pour la plupart des membres de longue date qui n’imaginent pas voter pour un autre parti. "Pourquoi ? C’est vraiment une question bête, ironise une militante. Nous sommes flamands, alors pourquoi nous ne voterions pas pour le Vlaams Belang ?" Même si c’est un parti raciste ? "Je ne me sens pas raciste, absolument pas", répond-elle. "Je suis membre du Vlaams Belang depuis plus de trente ans, et je suis marié à une femme asiatique, argumente un autre militant. Nous ne sommes pas racistes, pas du tout."

Les militants ont le moral : 18% aux dernières élections, et premier parti dans les sondages. Filip Dewinter, le président de la locale anversoise depuis 26 ans, va passer la main à Sam Van Roy, 33 ans, le nouvel homme fort d’Anvers. Il rêve de voir son parti prendre les rênes du pouvoir. "Nous sommes des nationalistes flamands, nous sommes démocrates et nous sommes pour une Flandre indépendante, donc de nouvelles élections doivent nous mener à un Etat flamand indépendant et donc une Flandre libre", affirme-t-il.

L’extrême-droite flamande décomplexée se sent pousser des ailes. Sur les tables, pourtant, rien n’a changé : à côté des vieux autocollants Vlaams Blok, toujours les mêmes ouvrages anti-islam.

Sujet dans notre JT 19h30 de ce dimanche 05 janvier:

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