Rétro politique 2014: la campagne électorale

Dès le mois de novembre, c’est la N-VA qui donne, sinon le coup d’envoi, au moins le ton de la campagne. Elle présente très tôt son programme socio-économique, mais aussi institutionnel qui sera avalisé par un méga-congrès début février à Anvers. La N-VA qui jouera en permanence sur l’ambiguïté : le confédéralisme, comme objectif, le socio-économique comme moyen et l’indépendance de la Flandre au bout du chemin.

Mais au sud du pays le MR a lui aussi brûlé la politesse à tout le monde en annonçant sa réforme fiscale. Dont le coût a fait l’objet de contestations, pas seulement parmi ses adversaires, mais aussi dans le monde académique.

A l’inverse, le PS abrité derrière la figure d’Elio Di Rupo entre très tard en campagne, sur le thème d’un pays stabilisé et sans cacher qu’après les élections il privilégiera le choix d’une coalition la plus progressiste possible.

La bipolarisation croissante de la vie politique (incarnée par le face à face télévisé Magnette/De Wever) dessert les autres familles traditionnelles : CDH et ECOLO du côté francophone ; les premiers en plus mis sous pression dans la Capitale à cause de la gestion, par le secrétaire d’état Melchior Wathelet de l’imbroglio du survol de Bruxelles et les seconds à qui le dossier du photovoltaïque a hanté la campagne. Mais PS et MR ne sont pas pour autant livrés à eux-mêmes ; les socialistes voyant sur leur gauche émerger un PTB de plus en plus sûr de lui et les libéraux ayant à se soucier sur leur droite de la "course à l’échalote  entre Parti Populaire, La Droite, Debout les Belges, et d’autres officines très conservatrices.

Rien de tout ça en Flandre, où toute la campagne tourne autour du parti de Bart De Wever… L’Open-VLD jouant à fond la carte de sa star, Maggie De Block ; le CD&V, misant gros sur son champion, Kris Peeters. Un CD&V qui aura relativement bien résisté à la tentation d’exploiter l’image de Jean Luc Dehaene, décédé 10 jours avant le scrutin.

Pierre Magos

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