Rétro 2017: l'année politique wallonne en 10 photos

"La Wallonie plus forte", l'ambition de la nouvelle majorité régionale MR-cdH.
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"La Wallonie plus forte", l'ambition de la nouvelle majorité régionale MR-cdH. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Retour en images sur une année essentiellement marquée par l'affaire Publifin et par le divorce entre le cdH et le PS.

26 janvier : L’année commence sur un 1e coup de tonnerre avec la démission de Paul Furlan (PS), ministre wallon des pouvoirs locaux, du logement et de l’énergie, après plus de 7 ans passés au sein du gouvernement régional. Le bourgmestre de Thuin était empêtré dans une série de dossiers qui ont finalement provoqué sa chute, principalement sa gestion de l’affaire Publifin et le fonctionnement de son cabinet. Il est remplacé au sein du gouvernement par Pierre-Yves Dermagne, jeune député de Rochefort.

2 février : Installation au Parlement de Wallonie d’une commission spéciale chargée de faire la lumière sur le fonctionnement de Publifin. Beaucoup de questions posées d’emblée par les députés, mais peu de réponses apportées par les principaux acteurs de l’intercommunale liégeoise, comme Georges Pire (MR) ou Dominique Drion (cdH). Avec même cette pointe d’arrogance de son président, André Gilles (PS), qui scandalise les membres de la commission: "Je viens parce que tel est mon bon plaisir (…), pas parce que j’y suis contraint légalement". A peine lancée, la commission spéciale est déjà enterrée. Le Parlement régional va devoir passer à la vitesse supérieure.

20 février : Au Parlement de Wallonie, installation cette fois d’une véritable commission d’enquête parlementaire "chargée d’examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin". Stéphane Moreau (PS) est longuement entendu par les députés, sans vaciller. Le 25 avril, le patron de Nethys (filiale privé de l'intercommunale) et bourgmestre d’Ans démissionne du Parti socialiste. "Je constate que mon appartenance politique me cause un préjudice personnel dans la mesure où je suis jugé non à l'aune des résultats économiques de l'entreprise que je dirige mais en fonction de critères strictement politiques ", explique-t-il dans un communiqué. L'histoire retiendra donc que Stéphane Moreau est parti du PS de son plein gré, un jour avant d’en être exclu…

19 juin : C’est évidemment LE coup de théâtre de l’année politique. Benoît Lutgen débranche la prise de trois gouvernements, en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le président du cdH se dit notamment "dégoûté" par les affaires Publifin en Wallonie et du Samusocial à Bruxelles: "le Parti socialiste porte une responsabilité écrasante dans l’ampleur et la répétition de scandales. La rupture est nécessaire, elle doit être immédiate". Pris par surprise, le PS est groggy.

3 juillet : Présentation du rapport final de la commission d’enquête Publifin. Un pavé de constats et de recommandations. Certaines demandes des parlementaires ont depuis été rencontrées, mais beaucoup d’autres se font attendre. La mue de l’intercommunale n’a pas encore vraiment débuté.

13 juillet : Le Gouvernement wallon adopte sa réforme des allocations familiales, qui concerne les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2019. C’est le dernier gros dossier validé par le PS avant son exclusion effective de l’exécutif régional, après presque 30 ans de présence ininterrompue. C’est aussi le dernier dossier bouclé par Maxime Prévot (cdH), qui choisit de redevenir député et bourgmestre de Namur.

24 juillet : Ejecté de l’Elysette, Paul Magnette (PS) annonce qu’il ne siègera pas comme parlementaire pour se consacrer au maïorat de Charleroi. C’est le 1er député wallon qui décumule sans y être contraint légalement.

25 juillet : Accord MR-cdH en Wallonie. A ce moment là, les présidents Olivier Chastel et Benoit Lutgen espèrent encore attirer d’autres partenaires pour former des majorités à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

26 juillet : Présentation du casting du nouveau gouvernement wallon. C'est le retour au pouvoir du MR, après 13 ans d’opposition. Willy Borsus devient le 1er ministre-président libéral depuis André Damseaux, 35 ans avant lui. Il est aussi le 1er N°1 wallon non-socialiste depuis 1988. Une révolution.

Fin de l’été : Ecolo et Défi refusent d’embarquer dans des majorités à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les co-présidents des Verts Patrick Dupriez et Zakia Khattabi et leur homologue Olivier Maingain ne répondent pas à l’appel du cdH (et du MR). Benoit Lutgen voulait remodeler 3 majorités, il n’y sera parvenu qu’en Wallonie. Fin d’une séquence inédite qui laissera des traces et aura des répercussions sur les prochaines élections, communales et provinciales en 2018, régionales et fédérales en 2019.

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