Retour subjectif sur l'année politique 2016 en 10 photos

Relecture subjective de l'année politique 2016 en 10 photos
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Relecture subjective de l'année politique 2016 en 10 photos - © Tous droits réservés

On vit tous la même année, mais on la vit tous différemment. En voici donc une vision personnelle. Les images retenues ci-dessous sont le reflet de mon année professionnelle, des sujets marquants que j'ai traités, des épisodes qui m’ont fait sourire.

4 janvier Discours officiel et drink de l’amitié au Forem, qui engage près de 460 personnes. Ou plutôt: qui accueille un tas de travailleurs venus de l’Onem. Illustration très concrète de la 6e réforme de l’Etat. Derrière les accords politiques, il y a aussi des réalités humaines.

12 Février Mauvais cliché de gangster en cavale pour le début d’un feuilleton abracadabrantesque. René Tonneaux, le comptable de l’Office wallon des déchets, tapait allègrement dans la caisse depuis des années pour satisfaire des goûts d’un luxe certain: des minitrips au Luxembourg et en Autriche en Subaru. Les millions publics se sont volatilisés. Et le gars s’est fait coffrer. Dans un bistrot à la côte belge. Tu nous vends du rêve, René…

11 avril Soupçonnée d’avoir utilisé des collaborateurs de son ancien cabinet de l’Intérieur pour mener sa campagne électorale, puis inculpée, Joëlle Milquet jette l’éponge. Le bureau du cdH organise fissa une conférence de presse aux allures d’enterrement à l’américaine, les pieds dans la pelouse d’honneur (perdu). Depuis, la bête politique a déjà effectué son (discret) retour. Du coup, il parait que certains font toujours la même tête...

16 avril Joëlle Milquet cède sa place à… deux nouvelles ministres: Marie-Martine Schyns et Alda Gréoli. Et là, on reste coi devant la com du cdH ! On a en effet désormais la confirmation que personne au sein du parti n’a l’abattage de Joëlle, et on nous montre qu’il faut 14 ministres pour gérer la Wallonie et la Communauté française, alors que 9 suffisent pour s’occuper de la Flandre… (Hashtag gouvernance).

30 juin Pour la 2e fois en quelques mois, le gouvernement wallon présente une réforme liée aux politiques de l’emploi, flanqué des interlocuteurs sociaux. C'est ça, le "modèle mosan" de concertation tant vanté par le ministre-président Paul Magnette. Faut reconnaître que c’est une image plus rare au Fédéral…

2 septembre Caterpillar annonce son intention de fermer son site de Gosselies. 2 200 emplois directs sont menacés, plus des milliers d’autres chez les sous-traitants. Face à un tel séisme économique et social, la mobilisation politique est générale. Le Premier ministre Charles Michel et son N°2 Kris Peeters débarquent à l’Elysette, QG du gouvernement wallon. De mémoire de journalistes, le fédéral qui se déplace en région pour une telle réunion de crise, c’est inédit ou presque. La Belgique remodelée prend (un peu) forme.

21 octobre La crise du CETA atteint son apogée. La Wallonie bloque toujours la ratification de ce projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La ministre canadienne du commerce international, qui avait traversé l’Atlantique pour convaincre les derniers irréductibles Gaulois, claque la porte du siège du gouvernement wallon. Et Chrystia Freeland fond en larmes devant les grilles de l’Elysette, face à la presse. Du jamais vu. Qu’on ne reverra sans doute jamais.

30 octobre Après un long bras-de-fer, ce fameux CETA est ratifié. Quelques jours de résistance ont permis à la presse internationale de placer sur une carte la "Wallonix" (© Libération). Et le N°1 est partout, superstar. "Paul Magnette président !" écrit l’éditorialiste du Figaro Natacha Polony. Certains l’auraient même vu marcher sur l’eau à cette époque…

18 novembre Débarrassé de ses ennuis judiciaires, Jean-Claude Van Cauwenberghe attend sa vraie réhabilitation au sein du PS. Mais le retour médiatique de "Van Cau" a lieu au… MR, pour une conférence sur le régionalisme. Un orateur jugé "pertinent, crédible et cohérent" par les Bleus. Et par les Rouges ?

24 novembre Quel incroyable fiasco médiatique ! Le PS, le cdH et le MR annoncent par la voix de leurs présidents que le fameux décret réglant le décumul des mandats au parlement wallon ne sera finalement ni abrogé ni modifié. Un texte pourtant honni par ces trois partis. Mais la peur de la vindicte populaire a été plus forte.

Résultat, une double claque quand même: la première pour avoir simplement donné l'impression de vouloir revenir en arrière, la deuxième parce que le texte tant critiqué par une majorité de députés reste inchangé. (Applaudissements)

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