Retour prochain vers la Belgique pour 6 enfants de jihadistes

Une équipe de médecins et de psychologues s'est rendue sur place pour rencontrer les enfants belges
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Une équipe de médecins et de psychologues s'est rendue sur place pour rencontrer les enfants belges - © VRT

Leurs parents sont morts ou loin d’eux parce qu’ils ont combattu au sein de l’organisation Etat Islamique. Des mineurs belges qui sont donc seuls dans un des camps gérés par les autorités kurdes au nord de la Syrie. Cet isolement qui dure depuis longtemps pour certains ne peut plus continuer, c’est pour cette raison que la Belgique les rapatrie maintenant. Un accord de principe a bien été signé avec les autorités kurdes comme le confirme le Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Vers une enfance normale

Heidi De Pauw est la directrice de Child Focus, elle a rencontré plusieurs de ces enfants belges dans les camps en Syrie lors d’une mission qui a fait le déplacement sur place. "Nous sommes très contents qu’un premier groupe d’orphelins et d’enfants qui sont ici sans leurs parents puisse revenir en Belgique en sécurité où ils pourront vivre leur enfance de manière normale " déclare-t-elle à nos collègues de la VRT dans le nord de la Syrie. Selon Child Focus, au total 36 enfants belges seraient en Syrie dans 3 camps différents (Al Hol, Al Roj Aïn Issa).

Une grande discrétion

On sait peu de choses sur les enfants que la Belgique a décidé de ramener au pays. Ce sont des mineurs et cette discrétion qui les entoure est mise en place pour assurer leur protection autant que possible. Ils seraient au nombre 6 dont 4 orphelins. Il s’agirait pour la plupart de jeunes enfants, seul l’un d’eux est désormais majeur. En outre, deux autres très jeunes enfants de moins de 5 ans seraient déjà en Europe. Ils seraient rentrés ce week-end via une mission franco hollandaise qui s’est elle aussi rendue sur place. Ils auraient été pris en charge par les Pays-Bas car ils sont issus d’un couple belgo-hollandais.

Tout le monde sait que ça va être difficile

Nous avons contacté Nicolas Cohen, avocat de 4 grands-parents belges dont les petits enfants pourraient faire partie de ce rapatriement. Il reste très prudent pour le moment. "L’information que j’ai c’est que ce sont mes clients mais moi tant que les gens ne sont pas là… Je ne sais pas par où ils passent, tant qu’ils ne sont pas dans un avion qui doit atterrir ici en Belgique, je reste prudent. Une grande prudence qui vaut aussi pour l’état de santé physique et mentale de ces enfants.

"La Belgique a toujours refusé de nous donner la moindre information sur leur état de santé. On espère que leur état de santé n’est pas trop mauvais mais ils vont devoir avoir de nombreux examens en revenant pour voir dans quel état ils sont, qu’est-ce qu’on peut faire pour eux, comment les protéger. L’enjeu de cette procédure c’est ça, c’est protéger des enfants mineurs belges." Avant d’ajouter "Tout le monde sait que ça va être difficile"

 

Une première étape ?

C’est en tout cas ce qu’espère Heidi De Pauw, la directrice de Child Focus. "Dans les camps, nous avons vu d’autres enfants qui ont besoin de soins médicaux, mais dans l’ensemble, on peut dire que ce n’est pas un endroit où des enfants peuvent grandir. Nous espérons que c’est une première étape pour rapatrier d’autres enfants de Syrie vers la Belgique".

"On commence par les orphelins, ils connaissaient une situation extrêmement pénible dans les camps dans lesquels ils séjournaient depuis un bout de temps. C’est important et c’est une première victoire pour nous " explique Bernard De Vos, le délégué général aux droits de l’enfant qui faisait également partie de la mission sur place dans le nord de la Syrie.

 

 

 

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