Restructuration chez ING: "Un dialogue de sourds"

Après la décision de la banque de supprimer 3158 emplois en cinq ans, les négociations entre la direction d’ING et les syndicats sont au point mort. Jusqu’à présent, la direction belge de la banque a refusé toutes les propositions syndicales, et des assemblées générales du personnel sont organisées ce lundi et dans les prochains jours

Philippe Samek, permanent à la CNE Finances assure que les négociations ne se passent pas bien : "C’est complètement en panne. C’est un dialogue de sourds. Les organisations syndicales en front commun on fait des contre-propositions au plan de restructuration qui ont été formulées fin de l’année passée".

Départ anticipé, maintien de certaines agences…

"Ces propositions portent sur toute une série d’éléments comme, par exemple, l’utilisation d’un système de départ anticipé, la réduction du temps de travail, le maintien de certaines agences statutaires, le maintien d’une structure commerciale pour Record Bank, et aussi un étalement de l’impact social plus long que ce que le plan avait prévu, c’est-à-dire 2020. L’ensemble de ces propositions est balayé d’un revers de la main par la direction, sans argumentation, sans discussion, avec un retour au plan initial sans autre forme de procès", déplore Philippe Samek.

Parmi les propositions des syndicats, il y a donc la piste de la prépension à 55 ans. Mais là aussi, la direction bloque et les syndicats ne comprennent pas. "Les autres banques sont aussi confrontées à des problèmes de numérisation et de nouvelles technologies, explique Jean-Michel Cappoen, secrétaire général du Setca. Et nous parvenons, dans le cadre de la concertation, à trouver des solutions donc nous estimons qu'il faut en trouver aussi chez ING". 

"Sur toutes les contre-propositions qui ont été faites par les syndicats, sur les 3100 emplois, on en sauve 38. Je ne pense pas que ce soit un objectif sérieux de négociations", affirme Philippe Samek. La direction refuse-t-elle de négocier pour ensuite passer en force? Les syndicats s'interrogent et demandent à la direction si oui ou non elle a un mandat du groupe ING pour négocier le plan de restructuration. "L'objectif, soit via la Hollande, soit via les négociateurs de la banque ici, c'est d'obtenir un mandat pour pouvoir avancer dès ce mercredi sur des options qui sont sur la table", déclare Jean-Michel Cappoen.  

Mercredi, les syndicats rencontreront la direction d'ING en espérant qu'elle acceptera de discuter des moyens de réduire le nombre de licenciements secs. 

 

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