Reprise des négociations au fédéral lundi après-midi

Jean Claude Juncker exigeait samedi soir que notre pays lui fasse connaître son nom rapidement, dans les trois jours. Il a prévu d'auditionner celui-ci jeudi.

La Belgique s'attire les foudres du président désigné de la future commission européenne avant même que le gouvernement fédéral soit formé : c'est plus qu'un contretemps, c'est même le premier gros accroc entre les partis qui cherchent à former le futur gouvernement fédéral. D'abord parce qu'il laisse dans l'opinion l'impression qu'on se dispute déjà plus pour des places que pour le projet.

Indirectement, c'est le poste de Premier ministre (en principe promis à Kris Peeters) qui est concerné. Le MR contestant que le CD&V puisse s'installer au 16 rue de la Loi, en plus d'une désignation de Marianne Thyssen à la Commission européenne. Elle a beau être une femme comme le souhaite Jean-Claude Juncker, le CD&V n'est que le troisième parti dans la possible coalition, derrière le MR, qui revendique donc toujours le portefeuille à la Commission pour Didier Reynders.

Mais ce bras de fer qui oppose le CD&V et le MR c'est à dire précisément les deux partis qui sont en charge, sur un pied d'égalité, de conduire les négociations en vue de la formation du gouvernement intervient alors que les tractations entrent dans leur phase la plus délicate.

Dès ce lundi après-midi, la suédoise sera au pied du mur. Malgré la sérénité affichée la semaine dernière par les formateurs Charles Michel et Kris Peeters (alors que s'achevait la première lecture de leur note de base), le blocage à propos de la désignation du Commissaire européenne rappelle à quel point tout se complique dès qu'il faut trouver des compromis. 

Le budget aussi sur la table

Aujourd'hui, c'est théoriquement la fonction publique. Les négociateurs auront aussi à boucler le budget. L'ardoise revient avec au moins 17 milliards d'euros à trouver. Au moins, car au fil des discussions, la note est montée à 20 milliards. Le trajet budgétaire a été discuté, tout comme le calendrier d'un retour à l'équilibre budgétaire. Sans oublier les économies et les nouvelles rentrées fiscales. Les quatre partis ont pu s'exprimer. La N-VA estime qu'il y a encore de grandes différences mais salue l'échange de réflexions.

Jeudi les coformateurs Charles Michel et Kris Peeters pourraient aller rendre un rapport intermédiaire au Roi. Tout pourrait aller vite si le cap budgétaire est franchi.

La N-VA veut tester les ambassadeurs avant leur affectation

La N-VA souhaite faire passer des auditions parlementaires aux futurs ambassadeurs belges avant leur affectation. Cette proposition semble obtenir l'aval des trois autres formations partenaires de la "Suédoise" (MR, CD&V et Open VLD), peut-on lire lundi dans la Libre Belgique.

Seuls les candidats pour les postes les plus importants et les affectations les plus prestigieuses seraient concernés.

Les députés, réunis en commission, pourraient ainsi faire passer un "grand oral" aux ambassadeurs.

Toutefois, en cas de scepticisme des parlementaires à l'égard du choix d'un diplomate, dans les faits, il n'y aurait pas de possibilité de blocage par l'assemblée. Il s'agirait donc surtout de procéder à ces auditions afin de conférer une certaine légitimité démocratique aux représentants de la Belgique dans les places fortes des relations internationales.

RTBF avec Belga

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