Répartition de l'effort climatique: nouvelle tension entre la Wallonie et le fédéral

Paul Furlan, ministre wallon de l’Énergie
Paul Furlan, ministre wallon de l’Énergie - © SOPHIE KIP - BELGA

Il y a de nouvelles crispations entre le gouvernement wallon et le fédéral à propos du climat. Ce mercredi, en comité de concertation (où sont arbitrés les conflits entre l'ensemble des gouvernements du pays) le ministre wallon de l’Énergie Paul Furlan (PS) est venu dénoncer le retard mis par la ministre fédérale de l'Environnement Marie-Christine Marghem (MR) pour répartir les recettes de la mise aux enchères des quotas de CO2.

La négociation avait été laborieuse, mais avait débouché début décembre, au moment de la COP 21, sur un accord répartissant les efforts des uns et des autres pour lutter contre le réchauffement climatique. Au terme de cet accord, la Wallonie devait recevoir 30% des 326 millions d'euros collectés lors de la mise aux enchères des quotas de CO2, soit 117 millions. Depuis lors elle ne voit rien venir, se plaint Paul Furlan: "Ces moyens sont nécessaires pour remplir les obligations de la Belgique en regard de la COP 21. Plus tard on les libère, plus tard on les met en œuvre".

"Arguties juridiques"

Paul Furlan  dénonce "des arguties juridiques" de la part de la ministre fédérale: "Il s'agit d'une volonté politique qui aujourd'hui n'est pas réaffirmée".

Marie-Christine Marghem reconnaît que la finalisation de l'accord de coopération qui doit formaliser le compromis de décembre tarde un peu, mais pour elle, ce n'est pas de la faute du fédéral: "La Wallonie n'est pas conséquente parce que lorsque nous avons signé l'accord politique en décembre 2015, il était prévu que les fonds seraient libérés dès que l'accord de coopération confirmerait les pourcentages qui reviennent à chacune des entités. Cet accord de coopération nécessite encore quelques ajustements auxquels la Wallonie pourrait se prêter. Malheureusement elle a dernièrement quitté la table de négociations".

Ce mercredi les uns et les autres se sont mis d'accord pour retourner très vite autour de la table. Le contentieux pourrait être aplani lors du prochain comité de concertation, à la rentrée de septembre.

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