Rentrée scolaire: quel avenir pour l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles?

L'avenir de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles: le Pacte d'Excellence
L'avenir de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles: le Pacte d'Excellence - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les grandes vacances sont finies pour les quelque 900.000 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles et leurs 125.000 enseignants. Ce lundi, c'est la rentrée dans l'enseignement maternel et primaire. Et dans quelques jours, dans l'enseignement secondaire. Une rentrée marquée par des changements mais aussi par des inconnues vu le contexte politique. Le nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'est pas encore installé, les négociations sont en effet toujours en cours. Mais une certitude, la Pacte d'Excellence sera maintenu.

Pas touche au Pacte d'Excellence

Ce Pacte est devenu la nouvelle "Bible" en matière d'enseignement. Et personne n'imaginerait le remettre en cause. Il est le fruit d'un travail commun du gouvernement sortant de Rudy Demotte, des enseignants, des parents, des syndicats etc... pour les dix prochaines années. Avec des objectifs clairs: améliorer la qualité de l'enseignement et limiter le nombre trop élevé de redoublements.

Et pour cela, un gros effort a été prévu en matière de remédiation. Résultat, la future probable majorité PS-Ecolo-MR ne va pas le chambouler. Mais il y a tout de même une incertitude concernant le maintien du tronc commun jusque la troisième secondaire. Durant la campagne, le MR, qui était dans l'opposition à la Fédération Wallonie-Bruxelles, considérait que ce tronc commun jusque la troisième secondaire n'était pas une bonne idée. Il fallait l'arrêter, selon les libéraux, à la fin de la deuxième. 

Des moyens financiers conséquents seront nécessaires

Ce n'est pas un scoop. C'est le traditionnel problème de la Fédération Wallonie-Bruxelles, son manque de moyens. La Fédération Wallonie-Bruxelles n'a pas de pouvoir fiscal et plus de 80% de ses moyens servent déjà à payer des salaires. Et pourtant, même si la mise en place du Pacte se fera de façon étalée, sa concrétisation aura un coût. Notamment en terme de création d'emplois.


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Il y a, par exemple, cette année le renfort, après celui de puéricultrices, de 170 logopèdes dans le maternel. Autre point soulevé: le passage des études de 3 à 4 ans pour les futurs régents et instituteurs dès la rentrée prochaine, en 2020. Ces diplômés toucheront du coup des salaires plus élevés. Et pour 2024, on estime que cela coûtera 60 millions en plus. Mais cela pourrait être une réponse parmi d'autres pour remédier à la pénurie d'enseignants. Un problème récurrent qui n'a jamais trouvé de solution jusqu'à présent.

 

 

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