Fusions d'universités, formations des profs... Rentrée chargée pour le gouvernement de la FWB

Rentrée chargée pour le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Rentrée chargée pour le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles - © THIERRY ROGE - BELGA

La majorité PS-cdH a quelques mois devant elle pour boucler des dossiers clés, notamment des dossiers liés au Pacte pour un enseignement d’excellence, le projet phare de ce gouvernement. On songe notamment à l’allongement de la formation des professeurs qui doit encore être adopté au Parlement. Mais d’autres dossiers sont toujours également en attente.

Dossiers minés

Et certains restent minés, comme celui de la fusion de l’UCL et de l'Université Saint-Louis, chère au cdH. Une fusion que le PS entend lier à une autre : celle de l’IHECS et de l’ULB.

Ce dossier aura déchiré la majorité PS-cdH jusqu’à provoquer une crise en décembre dernier.

La fusion de l’UCL avec les facultés Saint-Louis à Bruxelles inquiète l’ULB qui craint de voir l’UCL chasser les étudiants sur les terres bruxelloises.

Le dossier devrait revenir sur la table du gouvernement, mais pas avant le mois de février. Le gouvernement attend maintenant l’avis de l’ARES, qui assure la coordination entre les établissements d’enseignement supérieur. Mais rien ne dit que le dossier pourra aboutir avant la fin de la législature.

Autre dossier compliqué : celui du découplage du rôle de pouvoir organisateur et de pouvoir régulateur de l’enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce découplage est une des recommandations du Pacte pour un enseignement d’excellence. Il vise à ce que l’administration générale de l’enseignement ne soit plus demain juge et partie dans le nouveau pilotage des écoles.

Mais le gouvernement n’est pas le seul maître du jeu dans ce dossier. Le décret nécessite en effet une majorité des deux-tiers au parlement. Le MR et Ecolo ont jusqu’ici rejeté le projet de décret.

Depuis, le Conseil d’État a rendu son avis, c’était fin décembre. Cela pourrait-il changer la donne ? On verra jeudi, quand le dossier reviendra en commission du Parlement.

Des dossiers et des négociations sociales

Cette fin de législature est bien chargée puisque en parallèle s’ouvrent ce mercredi les discussions sur un nouvel accord social dans l’enseignement avec les représentants des syndicats et des pouvoirs organisateurs.

Ils sont tous attendus à 11 heures ce mercredi matin au siège du gouvernement à Bruxelles. Cette première réunion permettra de fixer un calendrier de négociations.

Comme c’est de tradition, les syndicats des enseignants déposeront leur cahier de revendications qui touche tant aux conditions de travail, qu’aux fins de carrière. Côté salaire, ils réclament une hausse des primes de fin d’année.

>> À lire aussi : Réforme de la formation des enseignants : qu'en pensent les acteurs concernés ?

Mais les syndicats insisteront également sur un autre point du volet salarial. Et pour une raison simple puisque c’est en principe à partir de 2020 que la formation initiale des enseignants passera à 4 ou 5 ans. Soit un an de plus pour les profs qui donnent cours aujourd'hui jusqu'en 3e secondaire.

Un renforcement et un allongement de la formation qui devrait s’accompagner d’une revalorisation salariale.

Un nouveau barème devrait être fixé et pas seulement pour les futurs enseignants qui sortiront de cette nouvelle formation en 2024. Ce que souhaitent les syndicats, c’est que les enseignants aujourd'hui en place puissent arriver au même barème via une valorisation de leur expérience couplée à une formation complémentaire variable en fonction de leur ancienneté. 

Les syndicats espèrent finaliser les négociations dans les 3 mois avant la fin de la législature et les élections de mai prochain.

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