Renouvellement de l'approbation du glyphosate (Roundup): la Belgique soutient la Commission

Le ministre de l'Agriculture Willy Borsus indique qu'il soutient la proposition de renouveler l'approbation du glyphosate, présent notamment dans le Roundup,
Le ministre de l'Agriculture Willy Borsus indique qu'il soutient la proposition de renouveler l'approbation du glyphosate, présent notamment dans le Roundup, - © ERIC LALMAND - BELGA

Le ministre de l'Agriculture Willy Borsus indique vendredi qu'il soutient la proposition de renouveler l'approbation du glyphosate, présent notamment dans le Roundup, sur laquelle doit se prononcer la Commission européenne les 7 et 8 mars prochains.

Risque cancérigène improbable

Il précise soutenir cette proposition "sur base de l'avis du SPF Santé publique et en concertation avec la Ministre de la Santé publique Maggie De Block". Diverses raisons sont avancées, comme les conclusions de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), jugeant "improbable" le risque cancérigène pour l'homme de ce pesticide controversé, contrairement à un avis rendu précédemment par l'OMS.

L'EFSA identifie des incertitudes, qui "sont toutes prises en compte dans la décision de la Commission européenne, sous forme de mesures de gestion de risques supplémentaires, conduisant notamment à des évaluations plus poussées au niveau des Etats membres lors de l'autorisation des produits contenant le glyphosate", soutient M. Borsus. De plus, la Commission prend "aussi en compte les incertitudes soulevées par l'EFSA sur un des co-formulants parfois associé au glyphosate, la POE-tallowamine". La Belgique estimant donc que le principe de précaution est correctement appliqué.

Plusieurs associations, dont Nature et Progrès, s'inquiètent de cette proposition

"Rappelons également que l'autorisation des produits phytopharmaceutiques mis sur le marché se fait au niveau national et ce avec une extrême prudence et vigilance scientifique au niveau belge", conclut le communiqué. Des mesures générales en vue de réduire la consommation de ces produits sont aussi d'application dans le pays, dans le cadre du plan fédéral de réduction des pesticides.

Plusieurs associations, dont Nature et Progrès, s'inquiètent de cette proposition de renouvellement. Une plainte a d'ailleurs été déposée cette semaine pas six ONG environnementales issues de cinq pays contre Monsanto, l'institut fédéral allemand d'évaluation des risques (German Federal Institute for Risk Assessment-BfR) et l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

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