Remplacement des F-16: le ministre de la Défense s'informe de l'expérience norvégienne

Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) s'est entretenu mardi à Oslo avec son homologue norvégien Ine Eriksen Soreide au sujet du remplacement des F-16 de l'armée norvégienne par des F-35 du constructeur aéronautique américain Lockheed Martin. Cet appareil est un des cinq avions de chasse susceptibles de remplacer les F-16 belges.

"Ils ont suivi la même procédure que nous, maintenant", a affirmé Steven Vandeput, après l'entretien bilatéral avec le ministre norvégien de la Défense. Ainsi, les Norvégiens ont vérifié si les avions F-16 devaient être remplacés, et se sont penchés sur les exigences à respecter pour le nouvel appareil avant de définir lequel celui-ci serait. "Il ont choisi le F-35, mais cela ne veut rien dire de plus pour la Belgique", a commenté M. Vandeput.

Joint Strike Missile

Pour l'achat de ses F-35, la Norvège compte sur un investissement de quelque 7 milliards d'euros (sur base des cours actuels sur le marché des changes). "Nous remarquons à présent que le prix à l'unité diminue", a pour sa part dit le ministre norvégien de la Défense, à l'issue de l'entretien. Selon lui, la production se déroule aussi plus efficacement.

Les entreprises norvégiennes obtiennent par ailleurs leur part du gâteau dans le projet F-35. Ainsi une entreprise norvégienne développe le "Joint Strike Missile", que d'autres pays acquéreurs du F-35 pourront également acheter.

"Pour embarquer dans le programme F-35, comme l'ont fait la Norvège et les Pays-Bas, nous sommes trop tard, contrairement à d'autres programmes dans lesquels c'est encore impossible. Quoi qu'il en soit, nous devrons regarder bien plus largement que vers la seule industrie de la défense. Le retour économique peut-être beaucoup plus large, et concerner les investissements dans la recherche et l'apport de nouvelles technologies", a commenté Steven Vandeput.

Le gouvernement belge a décidé l'an dernier d'acquérir 34 avions de combat multirôles pour succéder aux 54 F-16 actuels au cours de la prochaine décennie, une décision confirmée dans la "vision stratégique" sur la Défense approuvée en juin. Et il a réservé pour cet achat un montant de 3,59 milliards d'euros. Cinq candidats sont en lice: le F-35 dans sa version A (décollage et atterrissage conventionnels), le F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, le Rafale F3R du français Dassault, le JAS-39E Gripen du suédois Saab et l'Eurofighter du consortium éponyme. La signature du contrat est attendue au printemps 2018.

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