Remplacement des F-16: l'analyse de la proposition française liée à des accords de confidentialité

Remplacement des F-16: l'analyse de la proposition française liée à des accords de confidentialité
Remplacement des F-16: l'analyse de la proposition française liée à des accords de confidentialité - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Le gouvernement poursuivra l'analyse de la proposition de partenariat stratégique formulée - mais en dehors de l'appel d'offres lancé par le ministère de la Défense - par la France et bâtie autour de l'avion de combat Rafale pour remplacer les F-16 vieillissants, tout comme l'éventuelle prolongation de ces avions et les deux offres reçues de la part des Etats-Unis et du Royaume-Uni, a assuré mercredi le Premier ministre Charles Michel.

Celui-ci était interrogé par les députés des commissions réunies des relations extérieures et de la défense de la Chambre, à l'approche du sommet de l'Otan des 11 et 12 juillet, sur les nombreuses déclarations faites par des membres de sa majorité - dont le président de la N-VA, Bart De Wever, et le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA lui aussi) - sur la validité de la proposition française.

Charles Michel a rappelé que le gouvernement avait décidé le 15 juin de la voie à suivre pour choisir un nouvel avion de combat, alors que les Etats-Unis proposent le F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin et le Royaume-Uni présente l'Eurofighter Typhoon du consortium européen composé d'Airbus Group, de BAE Systems et Leonardo.

Prolongation de vie des F-16

Le gouvernement va à la fois étudier une éventuelle prolongation de vie des 54 F-16 encore en service, examiner les offres américaine et britannique faites dans le cas de l'appel d'offres (en jargon "Request for Government Proposal", RfGP), et poursuivre l'analyse de la proposition de "partenariat stratégique" faite par Paris, a expliqué le Premier ministre.

"Le mandat qui a été donné (par le Conseil des ministres), c'est de continuer à regarder comment on peut analyser, interpréter cette proposition", a-t-il dit.

Mais la France a demandé à la Belgique, avant de lui fournir des informations complémentaires sur sa proposition, de conclure des accords de confidentialité, notamment avec le constructeur du Rafale, le groupe Dassault Aviation, a ajouté Charles Michel.

Une analyse juridique est en cours à ce sujet, selon lui.

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