Remettre les personnes en incapacité au travail sous peine de sanctions

Remettre les personnes en incapacité au travail sous peine de sanctions
Remettre les personnes en incapacité au travail sous peine de sanctions - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement veut remettre au travail les personnes en incapacité, avec un plan de réintégration qui doit aider les personnes amenées à réorienter leur carrière, suite à une maladie ou un accident. Une mesure qui comporte des sanctions et suscite la colère des syndicats et mutuelles.

Si un travailleur, suite à un grave accident par exemple, ne peut plus travailler, il est en incapacité et touche un revenu de remplacement. Le gouvernement a donc imaginé un nouveau dispositif pour qu'il puisse se remettre au travail au plus vite, au besoin dans une autre fonction.

Concrètement, après deux mois d'arrêt au plus tard, le travailleur en incapacité sera convoqué par le médecin-conseil de la mutualité. Un plan de réintégration au travail lui sera alors proposé. Et si on considère que la personne "ne coopère pas suffisamment", son indemnité journalière sera réduite de 10%. Et c'est cette sanction qui ne passe pas auprès des mutuelles et syndicats.

Du côté de l'opposition, on ne mâche pas ses mots. Une sanction d'une "brutalité dingue" pour le cdH. Le PS, lui, regrette une mesure qui attaque encore les plus faibles. C'est de la stigmatisation, s'indigne le secrétaire général des mutualités socialistes, Jean-Pascal Labille (PS) : "Au lieu d’avoir une approche positive, en réalité l’approche qui est ici privilégiée c’est celle de la stigmatisation envers des gens qui sont malades. C’est celle du contrôle par le médecin-conseil. Et c’est celle aussi de la pénalisation financière. C’est une approche purement budgétaire et une approche purement idéologique de stigmatisation de ceux qui sont en état de fragilité".

Pour la FGTB, la responsabilité revient aux employeurs qui doivent garantir une offre de postes de travail adaptés, dans la perspective aussi de l'allongement des carrières. Du côté des mutualités chrétiennes, on précise que cette mesure ciblée ne toucherait que 1500 personnes actuellement.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK