Remercié par le parti Islam, Laurent Louis persiste: "Je suis le président"

Remercié par le parti Islam, Laurent Louis persiste: "Je suis le président"
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Remercié par le parti Islam, Laurent Louis persiste: "Je suis le président" - © Tous droits réservés

Le parti Islam, désormais présidé par le député fédéral Laurent Louis, a annoncé dimanche s'être séparé d'un de ses deux conseillers communaux pour "graves divergences idéologiques et politiques".

Aux dernières élections communales, ce petit parti musulman avait obtenu deux sièges, l'un à Molenbeek et l'autre à Anderlecht. Il a été rejoint récemment par le député Laurent Louis. L'électron libre de la politique belge - élu en 2010 sur la liste du Parti populaire, avant d'en être exclu et de fonder un éphémère Mouvement Libéral Démocrate - en est devenu le porte-parole.

"Le bureau politique m'a désigné président le 21 octobre", a-t-il surtout indiqué. Laurent Louis précise avoir obtenu, au moment de son arrivée dans le mouvement, l'accord des membres de renoncer à la charia et à la volonté de faire de la Belgique un pays islamique. Mais, Redouane Ahrouch, le conseiller communal anderlechtois, "est resté très clair dans ses idéaux et ses interventions", a-t-il regretté. L'intéressé a donc "accepté de siéger dorénavant en tant que conseiller communal indépendant".

Laurent Louis se proclame donc président du parti Islam. Pour preuve, il diffuse, sur son profil Facebook, une photo de ce qu'il présente comme le compte -rendu de la réunion qui l'a régulièrement désigné comme tel:

Mais, d'après le quotidien Sudpresse, Laurent Louis a simplement été écarté du parti Islam, lors d'une réunion qui s'est déroulée dimanche soir. Redouane Ahrouch, conseiller communal du parti Islam à Anderlecht explique: "On nous avait prévenu que ce n’était pas une personne stable. Mais nous avions décidé de lui laisser une chance. Dimanche, il s’est présenté au conseil du parti et il a voulu s’autoproclamer président. Abdelhay Bakkali Tahiri, notre président, fait du très bon boulot et nous avons évidemment refusé".

Mais un problème risque de se poser: le député démissionnaire dit avoir conclu un accord lors de son arrivée au parti; il devrait le représenter quoi qu'il arrive aux élections fédérales.

Un imbroglio juridique qui devra être tranché, probablement devant les tribunaux.

RTBF, avec Belga et Sudpresse

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