Reliftée, la pyramide alimentaire devient écolo

Après 9 ans de bons et loyaux services, la pyramide alimentaire s’offre un lifting. Et nouveauté, l’édifice qui nous éclaire sur ce qu’il faut, ou pas, mettre dans notre assiette, se veut à présent "durable".

Exit la bouteille d’eau en plastique, remplacée par une gourde, même chose pour les aliments à l'empreinte carbone trop élevée, la banane a ainsi laissé place à un melon, jugé plus local. Plus que jamais, ce millésime 2020 pensé par le site Food in Action et le département diététique de l’Institut Paul Lambin se veut en prise avec les enjeux écologiques. "L'idée c'est d'arriver à la meilleure formule" explique Nicolas Guggenbühl, diététicien et architecte de ce nouvel édifice. "Une formule qui satisfasse les besoins nutritionnels de l'homme tout en respectant autant que possible la planète, car pour que l'homme soit en bonne santé il faut qu'il puisse être nourri par ce que la planète produit, donc il doit en prendre soin aussi."

Voilà pourquoi cette nouvelle mouture fait la part belle aux légumineuses, moins gourmandes en eau, et dans le même temps incite à réduire sa consommation de viande, grande émettrice de gaz à effet de serre. Une initiative louable pour ces consommateurs rencontrés devant une épicerie bruxelloise, "ça va dans le bons sens" clame cette dame qui précise tout de même: "c'est pas pour ça que je vais arrêter de manger des bananes, ça non alors". "Pas sûr que ça va changer fondamentalement la consommation des gens" souffle ce monsieur qui regrette une initiative un peu tardive.

Reste que cette pyramide revue et corrigée garde son principe fondateur, à sa base l'essentiel, "l'eau, les légumes, les fruits, les noix et les légumineuses" récite M. Guggenbühl, au sommet le superflu, "les sucreries, l'alcool, les aliments gras, salés, et nouveauté, la charcuterie." Une classification qui, elle, n'est pas prête de changer.

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