Reine Fabiola: funérailles nationales le 12 décembre à 10 heures

De nombreuses personnes ont souhaité rendre hommage à la reine Fabiola.
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De nombreuses personnes ont souhaité rendre hommage à la reine Fabiola. - © Barbara SCHAAL - RTBF

Les funérailles de la reine Fabiola auront lieu le vendredi 12 décembre à 10 heures à la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles, a annoncé le Palais royal. Charles Michel s''est exprimé ce samedi vers 14 heures après le Conseil des ministres qu'il a convoqué, pour communiquer plus précisément les modalités pratiques, lesquelles tiennent bien entendu compte des souhaits de la famille royale.

Le Palais royal a communiqué la date des funérailles de la reine Fabiola, décédée ce vendredi 5 décembre au château de Stuyvenberg. La cérémonie aura lieu le vendredi 12 décembre à 10 heures à la la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles.

La dépouille mortelle de la reine Fabiola sera transférée à la Chapelle du Château de Laeken ce lundi 8 décembre en matinée, explique encore le Palais. Elle sera ensuite conduite au Palais de Bruxelles le lendemain après-midi où le public pourra lui rendre hommage le mercredi 10 décembre de 13 à 17h et le jeudi 11 décembre de 9 à 17h.

Le communiqué du Palais précise encore que "les activités publiques de Leurs Majestés le Roi et la Reine prévues du lundi 8 décembre au vendredi 12 décembre 2014 sont supprimées".

Six jours de deuil national

Charles Michel s'est exprimé à l'issue du Conseil des ministres vers 14 heures ce samedi. Il a tout d'abord, au nom de l'ensemble du gouvernement, présenté ses condoléances à la famille royale. Le Premier ministre a évoqué "une reine au service de son pays", dont il dit retenir "son sens de la proximité avec les citoyens, surtout les plus faibles et les plus démunis."

"J'ai réuni le conseil des ministres ce samedi afin d'organiser les modalités des funérailles", a-t-il poursuivi, avant de confirmer qu'elles auront lieu le 12 décembre prochain et qu'il s'agirait de "funérailles nationales".

"Suite à la proposition de Sa Majesté le Roi, le Conseil des ministres a également décidé d'un deuil national de ce samedi 6 décembre au vendredi 12 décembre inclus. En conséquence de quoi, les drapeaux seront en berne. Les communes peuvent par ailleurs ouvrir un registre de condoléances."

"Joyeuse" et "non conventionnelle"

Selon Tommy Scholtès, la cérémonie ne sera pas "conventionnelle" et sera "présidée par le cardinal Danneels". Didier Reynders nous a confirmé qu'il y aurait bien un deuil national.

"Je sais qu'elle (la reine Fabiola, ndlr) a effectivement demandé un certain nombre de choses que je ne connais pas dans les détails, commente Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique. Mais je sais que ce sera une cérémonie qui sera plutôt joyeuse. Je m'attends à des choses qui ne soient pas tout à fait conventionnelles au sens où il y aura des chants assez joyeux."

"Je pense que la cérémonie sera présidée par le cardinal Danneels, car elle avait avec lui un lien très particulier, depuis la mort du roi Baudouin. Et puis, Monseigneur Danneels est le numéro un en terme de protocole dans le pays. Pour le reste, je ne peux pas encore en dire plus."

Quatre points prévus par la constitution

Christian Behrendt, constitutionnaliste et professeur à l'Université de Liège, a par ailleurs indiqué sur le plateau de notre édition spéciale qu'il existe dans la constitution belge quatre éléments spécifiquement prévus dans le cadre de funérailles royales.

Le drapeau belge doit tout d'abord être présent durant la cérémonie et l'hymne national doit également retentir. Le Premier ministre doit par ailleurs être présent, mais rien n'oblige les autres ministres à assister à la cérémonie. Enfin, le Roi doit aussi être présent aux funérailles, ou du moins être représenté.

Des funérailles nationales

La reine Fabiola a donc bien droit à des funérailles nationales, à l'instar de la dernière reine des Belges décédée en 1965, la reine Élisabeth.

Elle avait eu droit à des funérailles nationales. Pierre Harmel était à l'époque le Premier ministre. Il avait décrété, en accord avec le roi Baudouin, trois jours de deuil national, ainsi qu'un jour de deuil, le jour même des funérailles.

Il y avait par ailleurs eu un mois de deuil de la Cour, c'est-à-dire qu'aucune festivité n'avait eu lieu durant cette période.

RTBF

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