Réfugiés: conditionner l'aide sociale à des tâches pour la collectivité?

Egbert Lachaert, député Open VLD et président du CPAS de Merelbeke
Egbert Lachaert, député Open VLD et président du CPAS de Merelbeke - © Archive LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Conditionner les aides sociales à des prestations pour la collectivité : cette problématique fait débat en Flandre. À la N-VA comme à l'Open Vld, certains voudraient lier l'octroi d'aides aux candidats-réfugiés à des travaux pour la collectivité.

Egbert Lachaert, député Open Vld et président du CPAS de Merelbeke, estime qu'aujourd'hui la première priorité est de trouver une place d'accueil pour les candidats-réfugiés, et ensuite de les intégrer. Et pour lui, cela passe par du travail ou l'octroi de tâches. Aujourd'hui, dit-il, c'est déjà possible avec les personnes vivant en Belgique. On essaie de les activer lorsqu'ils le peuvent. Il faut voir cela, d'après lui, au cas par cas.

"Les traités internationaux ne prévoient pas cela"

Autre son de cloche au MR : Richard Miller estime que les communes qui veulent lier les aides sociales à des prestations pour la collectivité pour les personnes arrivant en Belgique "vont loin. Les traités internationaux ne prévoient pas cela", dit Richard Miller. Et, précise-t-il, les candidats-réfugiés ne sont pas demandeurs.

Prenant l'exemple des Irakiens ou des Syriens, ils sont en Belgique, car ils étaient, vu le contexte de guerre, contraints de fuir leur pays. Et la Belgique s'engage à les accueillir dans les meilleures conditions possibles. Le gouvernement fédéral s'en tient à cela mais visiblement, au sein des partis de la majorité et dans certaines communes flamandes, on voit les choses autrement.

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