Réformer l'AFSCA : "Je savais que je prendrais des coups" dit Denis Ducarme

Il a beaucoup été question de l'AFSCA dans les médias ces dernières semaines et certains travailleurs de cette agence affirment ne pas se sentir soutenus par le ministre fédéral de l'Agriculture Denis Ducarme (MR). Interrogé sur La Première ce dernier dit qu'il a confiance en l'AFSCA : "Je pense que, sur le plan européen, elle est aujourd'hui une des bonnes agences. Je souhaite continuer à la rendre plus performante. Mais dans l'affaire Veviba j'ai fait le constat qu'il avait fallu un an et demi (entre octobre 2016 et mars 2018) pour opérer les démarches utiles en termes de protection et de sécurité du consommateur, et j'ai décidé de produire des audits sur les structures, le fonctionnement de l'AFSCA, sur les contrôles, sur la relation avec le parquet. Je souhaite aussi que l'on puisse avancer dans la communication de crise. J'ai indiqué que je ferais des réformes Quand vous indiquez que vous voulez faire des réformes, naturellement vous ne vous faites pas que des amis. Je ne suis pas surpris de voir projeter quelques boules puantes".

En ce qui concerne la société Derwa, soupçonnée d'avoir utilisé des chutes de viande périmée dans son saucisson au jambon, Denis Ducarme précise que "le dossier Derwa date de décembre 2016. L'AFSCA a pris les précautions utiles pour retirer le saucisson de jambon de la vente au premier semestre de 2017. Il "n'y a jamais eu de constat avéré d'utilisation des chutes de jambons périmées dans le saucisson de jambon. Néanmoins, l'AFSCA a fait le travail qu'il fallait".

Non-conformités

"Des non-conformités au seins de petits producteurs : c'est la majorité des cas. Il y a des non-conformités qui n'impliquent pas de danger pour la sécurité ni pour la santé du consommateur, qui sont constatées extrêmement fréquemment par l'AFSCA. Dans ce cas elle pousse l'entrepreneur à se mettre parfaitement aux normes, puis elle revient. Pour la firme Derwa, s'il y avait eu un problème en termes de santé publique, cette entreprise aurait été fermée, naturellement. Nous avons la possibilité de fermer temporairement une entreprise, ou de retirer immédiatement l'agrément dans le cadre d'un risque pour la santé publique" poursuit le ministre.

A propos de la société Baltus, qui emballe des œufs, Denis Ducarme se défend de l'avoir favorisée: "Le dossier Baltus date de février 2016. En janvier 2018 j'ai donné 19 jours supplémentaires à cette boîte" pour se mettre en ordre, dans un dossier où la santé publique n'était pas mise en danger. "Il n'y a pas eu de faveurs. Tout a été fait dans le respect de la loi".

"Je savais que je prendrais des coups"

"Le gouvernement m'a donné un mandat pour produire un certain nombre d'audits et des réformes" au sein de l'AFSCA. "Je savais que je prendrais des coups. Et ce n'est pas grave". Il qualifie de "clan" les personnes qui le critiquent au sein de l'agence : "Ce n'est pas toute l'AFSCA. Je travaille quotidiennement avec l'AFSCA, en particulier avec le numéro un Herman Dierickx. Je peux vous dire qu'il y a une volonté commune d'améliorer l'outil et de le rendre plus performant. Un certain nombre de personnes crachent dans la soupe, je ne vais pas continuer à épiloguer sur des déclarations anonymes, comme certains partis de l'opposition l'ont fait de manière regrettable".

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