Réforme de la protection civile: "Les 11 millions de Belges seront mal protégés"

Des agents de la protection civile - organe qui s'occupe de porter secours lors de petites et grandes catastrophe - défilaient ce lundi à Bruxelles. Ils manifestaient contre l'annonce de la fermeture de plusieurs casernes dans le pays et la diminution de personnel. Ils soulignent par ailleurs le risque que cette réforme présente pour la sécurité des citoyens.  

Les manifestants se sont donnés rendez-vous à 12h30 gare centrale, avant de se rendre place Fontainas et à la station Maelbeek, où plusieurs agents ont participé aux opérations de secours lors des attentats du 22 mars 2016.

On augmente considérablement le temps de trajet pour arriver sur un lieu de catastrophe

En avril dernier, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a confirmé la fermeture définitive de quatre casernes de la protection civile d'ici la fin de la décennie. Seuls subsisteront les deux postes avancés de Crisnée (en Wallonie) et de Brasschaat (en Flandre), qui verront leurs moyens humains et matériel renforcés. Les casernes de Ghlin, de Libramont, de Jabbeke et de Liedekerke passeront donc à la trappe.

"On veut prévenir que les 11 millions de Belges seront mal protégés suite à cette réforme", déclare Alex Neuprez, adjudant de la protection civile à Ghlin et délégué CGSP. "Avec cette diminution de casernes, on augmente considérablement le temps de trajet des équipes pour arriver sur un lieu de catastrophe."

Réduction des effectifs

La réforme prévoit également une réduction des effectifs qui, d'après nos informations, pourrait atteindre 30%, en partie via un plan de prépensions, une autre via des réaffectations dans des zones de secours. "On ne peut pas jouer comme ça sur la protection des citoyens", réagit Alex Neuprez, "d'autant que la protection civile ne représente déjà que 450 personnes. Ce n'est franchement pas excessif".

Par ailleurs, ajoute le délégué CGSP, "après les attentats de Maelbeek, où nous étions présents, le Premier ministre est venu nous serrer la main. Un an plus tard, on annonce des coupes chez nous. On a l'impression que les ministres oublient ce qu'on a fait". 

Une réunion avec le secrétaire général de la CGSP est également prévue à 13h30.

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