Réforme de la fonction publique: les augmentations liées aux évaluations

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique Hendrik Bogaert a joué sa carte maîtresse : vendredi, le conseil des ministres a adopté la réforme de la fonction publique
Le secrétaire d'Etat à la fonction publique Hendrik Bogaert a joué sa carte maîtresse : vendredi, le conseil des ministres a adopté la réforme de la fonction publique - © NICOLAS MAETERLINCK

Vendredi, le conseil des ministres a adopté la réforme de la fonction publique. Le secrétaire d'Etat à la fonction publique Hendrik Bogaert a ainsi joué sa carte maîtresse. Les avancements de carrière seront dorénavant liés à des évaluations, ce qui ne plaît pas à tout le monde.

C'est une grande nouveauté : dès 2014, le fonctionnaire qui "travaillera bien" sera plus rapidement promu et recevra une augmentation de salaire. Cela permettra aussi aux contractuels de bénéficier plus rapidement d'augmentations.

Ces évaluations ont été instaurées l'année passée. Elles permettront donc d'atteindre certains paliers plus rapidement. Non pas par l'escalier de l'ancienneté, mais bien par l'ascenseur du contrôle réussi.

Les fonctionnaires qui auront une évaluation négative devront, eux, attendre.

Les syndicats craignent pour leur part une sorte d'arbitraire. Et certains menacent. C'est le cas du syndicat socialiste flamand des services publics. Son secrétaire, Guido Rasschaert, appelle à une évaluation d'un autre genre : il demande des contrôles fiscaux supplémentaires pour les habitants et les entreprises de Flandre occidentale. Pourquoi cette région ? C'est celle d'Hendrik Bogaert. Une action de représailles contre les électeurs du secrétaire d'Etat, donc. Une action déjà condamnée par les entrepreneurs.

Michel Lagase