Le Roi signe la réforme de l'Etat, le Vlaams Belang manifeste

Le Roi signe la réforme de l'Etat, le Vlaams Belang manifeste
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Le Roi signe la réforme de l'Etat, le Vlaams Belang manifeste - © Tous droits réservés

Ce jeudi matin, le roi Albert II a signé en grandes pompes les 17 textes de loi qui consacrent la première partie de la Réforme de l'Etat, une réforme votée en vendredi dernier à la Chambre. Pendant ce temps, des parlementaires du Vlaams Belang manifestaient devant le Palais.

Des élus du Vlaams Belang, accompagné du président de leur parti Bruno Valkeniers, ont déployé une banderoles sur laquelle on pouvait lire "BHV Vlaanderen gestrikt", ce qui peut être traduit par "La Flandre piégée par BHV". Le Vlaams Belang n'était pas invité à la cérémonie au Palais.

Cette séance de signature a pris la forme d'une cérémonie solennelle, à l'invitation du chef de l'Etat, couverte par le Premier ministre Elio Di Rupo et son gouvernement. "Il y a un an jour pour jour, le pessimisme et une forme d’angoisse régnaient. Grâce à la volonté de huit formations politiques de sortir notre pays de l’impasse, et à l’action du gouvernement, l’optimisme est aujourd’hui de mise. La Belgique va mieux et nous sommes à nouveau cités en exemple", a déclaré Elio Di Rupo.

Fait singulier, elle s'est déroulée en grande pompe, en présence des présidents de la Chambre et du Sénat, André Flahaut et Sabine de Béthune, des présidents des huit partis qui soutiennent la réforme de l'Etat, PS, sp.a, CD&V, cdH, MR, Open Vld, Ecolo et Groen, de parlementaires membres des Commissions de Réformes institutionnelles, des principaux ministres du gouvernement et des deux secrétaires d'Etat aux Réformes institutionnelles Melchior Wathelet et Steven Vanackere, et de plusieurs collaborateurs, cela sous l'oeil de la presse.

Ainsi sanctionnés et promulgués, les textes devront avoir été publiés au Moniteur pour revêtir leur caractère obligatoire.

La première partie de la réforme de l'Etat a essentiellement trait aux modifications institutionnelles à Bruxelles et dans ses environs, ainsi qu'au financement de la capitale. Il s'agit de dix-sept propositions de loi, loi spéciale et révision de la Constitution qui avaient été déposées par des parlementaires de la majorité institutionnelle et qui ont été adoptées dans les deux assemblées. Le Parlement devrait examiner après les élections communales d'octobre la suite des textes déposés dans le cadre de la réforme de l'Etat.

Un an après

Mercredi, le gouvernement a aussi présenté son accord sur le plan budgétaire, des avancées politiques alors qu'il y a un an, le contexte était tout autre.

Décidément en Belgique, tout peut aller vite dans un sens ou dans l’autre. Il y a un an, rappelez-vous, c’était l’incertitude et même un certain pessimisme qui dominait la vie politique. Joëlle Milquet visait alors le CD&V : "On est au bord de l’échec comme de la réussite. Ca dépend maintenant d’un seul parti."

Aujourd’hui, un an plus tard, le gouvernement crie cocorico. En tout cas, Elio Di Rupo a pu, par deux fois, souligner la qualité du travail effectué, jeudi dernier à la Chambre, à la veille du vote de la scission de BHV : "Nous avons réussi".

Mercredi, lors de la présentation de l’accord sur le contrôle budgétaire, et sur les mesures de relance : "Nous avons terminé nos travaux avec succès."

Et pourtant, dans les sondages, les partis de la majorité sont jusqu’à présent en baisse et la NV-A en hausse. Joëlle Milquet, comme ses collègues au gouvernement, ne comprend pas vraiment mais espère : "Vous savez, le temps donne à un moment une image assez claire de qui travaille, qui prend des responsabilités, qui s’occupe du pays, qui lui assure un avenir, qui s’occupe de l’économie du pays, qui s’occupe de la sécurité, c’est le gouvernement fédéral."

Premier et véritable test grandeur nature, le 14 octobre, avec les élections communales et provinciales.

Chose rare, les médias ont été conviés. C'est la deuxième fois dans l'histoire du pays qu'ils sont invités à assister à la signature d'un acte juridique aussi important.

La première fois, c'était en 1994 pour la signature de la réforme de l'Etat qui a permis à la Belgique de devenir un Etat fédéral. Vous pouvez revoir cette cérémonie, où apparaît déjà Elio Di Rupo alors ministre des Entreprises publiques, dans l'onglet "vidéos"

Marc Sirlereau

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