Redu, futur centre de sécurité pour Galileo?

Redu abrite déjà une série de services pour l'ESA et Galileo
Redu abrite déjà une série de services pour l'ESA et Galileo - © PHILIPPE FRANCOIS - BELGA

Depuis 1968, Redu, en province de Luxembourg, assure le suivi d’une flopée de satellites. L’Agence Spatiale Européenne qui y a installé ses quartiers, y a ensuite peu à peu diversifié ses missions. Récemment, le site a été choisi pour abriter le centre de soutien logistique de Galileo, le GPS européen. Une mission qui pourrait s’étendre aujourd’hui à la sécurisation du système.

Brexit

La sécurité du système Galileo est assurée à Saint-Germain-en-Laye dans la périphérie parisienne. Par précaution, cette mission est dédoublée. Initialement, la tâche avait été confiée à Swanwick en Grande-Bretagne. Mais le Brexit est passé par là. Le centre doit revenir sur le continent. Et Redu, en province de Luxembourg, tiendrait la corde.

Candidature présélectionnée

Redu est déjà un site de haute sécurité; il n’est pas très éloigné du centre de sécurité principal. L’espace disponible ne manque pas et les ressources en personnel qualifié non plus. La Belgique a donc fait acte de candidature; candidature validée. Elle doit à présent déposer un projet complet.

30 millions

Le point est à l’agenda du Conseil des ministres fédéral de ce jeudi. Il figure également à l’ordre du jour du gouvernement wallon. Tous deux doivent en effet s’engager financièrement sur un investissement estimé à une trentaine de millions. La Belgique propose d’en partager la charge avec la commission européenne. Et la Wallonie est évidemment appelée à participer au montage.

Décidera, décidera pas

Le dossier de candidature doit être rentré cette semaine. Sauf si la France change son fusil d’épaule. Il semble en effet que Saint-Germain-en-Laye ait récemment revu son positionnement et qu’un centre de back-up extérieur puisse être remis en question. Comme l’Europe ne souhaite pas attendre trop longtemps pour mettre en place cette sécurité. Une extension des activités sur le site français pourrait répondre à ses vœux.

Si le projet externe est maintenu…

…tout doit aller très vite : le site retenu doit être choisi en janvier pour que le centre commence à être opérationnel dans les mois qui suivent. Si, comme on l’espère, Redu tient la corde, c’est un contrat de 20 ans qui est en vue. Dans un premier temps, 20 à 30 personnes pourraient être recrutées. Au-delà de cette opportunité, c’est aussi la garantie de développement des qualifications technologiques wallonnes dans un domaine spatial qui occupe une place grandissante et stratégique.

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