Recomposition à la droite du paysage politique francophone : la Droite populaire arrive

Bientôt un nouveau parti à la droite du MR
Bientôt un nouveau parti à la droite du MR - © Tous droits réservés

Après les élections législatives du 26 mai, les formations de droite ont dressé un constat d'échec. Elles n'ont obtenu aucun siège. Le nombre de voix récoltées à travers la Wallonie et à Bruxelles leur aurait pourtant permis de décrocher des députés fédéraux et régionaux si elles s'étaient présentées sous une bannière commune. Mais le Parti Populaire, la Droite et les Listes Destexhe ont passé plus de temps à s'excommunier mutuellement et à se regarder en chiens de faïence qu'à tenter de se rassembler. 

La mort du PP change la donne

Au lendemain des élections, le président du PP, Mischaël Modrikmen, abandonne la politique et dissout son parti. Pour d'aucuns, à la droite de la droite, l'heure du grand rassemblement a sonné. A l'initiative de l'ex-député fédéral PP Aldo Carcaci, des pourparlers s'ouvrent entre des anciens du PP et la direction de la Droite. Rebaptisées "Libéraux démocrates", les anciennes Listes Destexhe boudent l'invitation, estimant ne rien avoir en commun avec cette droite-là. 

Trois mois plus tard, les protagonistes annoncent la naissance de la "Droite populaire", la nouvelle formation "libérale-conservatrice" déterminée à occuper l'échiquier politique francophone à la droite du Mouvement réformateur. Le nouveau parti propose un catalogue de mesures classiques pour un parti de droite : diminution du nombre de structures et d'institutions politiques, réduction du nombre de mandataires, coupes claires dans les dépenses publiques de manière à pouvoir diminuer les taxes et les impôts, durcissement de la politique migratoire, fin de la subsidiation des asbl...Ce programme sera soumis au vote des militants ce 6 septembre à Namur.

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